Octobre musical : Souvenirs d’Espagne et d’Andalousie

Crédit photo : Hatem Bourial

Une nouvelle fois, l’Octobre musical de Carthage aura comblé des mélomanes de plus en plus nombreux, venus à la rencontre de la mezzo-soprano belge Clotilde van Dieren et du pianiste tunisien Mehdi Trabelsi.

Loin d’être des inconnus, ces deux artistes peuvent se prévaloir de bien des accomplissements.
Issue des rangs du Conservatoire royal de Bruxelles, Clotilde van Dieren est une soliste réputée, connue pour ses interprétations d’oratorios de Bach et d’opéras de Bellini.

Enseignant à l’Institut supérieur de musique, Mehdi Trabelsi est lauréat de plusieurs concours et demeure l’un des pianistes tunisiens les plus en vue.

La rencontre de ces deux talents reconnus s’est faite mardi soir à l’Acropolium autour d’un répertoire pour l’essentiel hispanique. Avec Manuel de Falla, Fernando Obradors ou encore Alberto Ginastera, les deux artistes ont exploré des oeuvres savantes ou folkloriques créées en Espagne ou en Amérique latine.

Deux séquences au piano solo ont ponctué la soirée essentiellement consacrée au chant sous les auspices de l’Association « Musica Reservata », fondée et dirigée par Roberte Mamou, musicienne belge d’origine tunisienne et partenaire de l’Octobre musical dès ses débuts.

La grande classe de la mezzo-soprano ne faisait aucun doute. En quelques vocalises et envolées cristallines, elle avait vite fait de transporter l’audience dans une autre dimension.

Crédit photo : Hatem Bourial

Didactique et précise, Clotilde van Dieren n’hésitait pas à replacer dans leur contexte les oeuvres au programme. Avec quelques mots, elle expliquait le thème de tel chant ou la symbolique de tel autre.

Son grand art du chant et le piano de Trabelsi faisaient le reste, évoluaient sur plusieurs registres et donnaient au chant sa plénitude.

Du « Canto Negro » de Montsalvatge qux échos de la forêt tropicale dans l’oeuvre de Villa-Lobos, les spectateurs furent véritablement comblés.

Avec en prime quelques accents andalous qui évoquaient la tradition arabe et certaines de nos mélopées.

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