Tunisie : La cession du secteur public reste une ligne rouge pour l’UGTT

Le secrétaire général de l’UGTT à Bizerte pour défendre le secteur public | CP : UGTT

Le secrétaire général de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi a réaffirmé, ce mardi 13 février 2018 à Bizerte, que la cession du secteur public est une ligne rouge, soulignant que la centrale syndicale s’opposera à toutes les tentatives visant à céder les entreprises publiques au secteur privé.

Le responsable syndical a rencontré au cours de sa visite à Bizerte, les ouvriers et les responsables administratifs de la Société Tunisienne de Lubrifiants (SOTULUB) et de la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR) dans le cadre de la campagne lancée par l’UGTT pour défendre le secteur public, favoriser son redressement et protéger ses institutions de la privatisation.

Taboubi a pris connaissance des activités des deux entreprises et de leur contribution à l’économie du pays ainsi que des difficultés qu’elles rencontrent et des moyens à même de promouvoir leur rendement, rapporte l’Agence TAP.

Selon le secrétaire général de l’UGTT, le potentiel humain et matériel des deux institutions témoigne de leur capacité à continuer à jouer leur rôle dans la relance de l’économie du pays sans recourir à la privatisation, affirmant que l’Union continuera à soutenir les institutions de l’Etat et fera face à toutes les pratiques politiques visant à affaiblir le secteur public.

L’UGTT, a-t-il dit, est ouverte à la réforme, mais ne cèdera pas sur le secteur public, quelles qu’en soient les raisons, annonçant le lancement, à partir d’avril 2018, des négociations sociales dans le secteur public.

En octobre dernier, Noureddine Taboubi Noureddine Taboubi avait de nouveau exprimé le refus de la cession des entreprises publiques. « La centrale syndicale trace cent mille lignes rouges devant ce choix économique« , avait-il alors lancé.

Le mois suivant, l’UGTT avait appelé le gouvernement d’entreprendre un traitement concerté de la situation des entreprises publiques et leur sauvetage.

L’UGTT rejette d’ailleurs radicalement la question de la privatisation de plusieurs entreprises et établissements publics, comme l’avait aussi signalé Noureddine Taboubi dès septembre.

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