Enseignement secondaire : Suspension des cours à partir du 27 mars, jusqu’au limogeage de Neji Jalloul

Le ministre de l’Education Neji Jalloul

Alors qu’on s’attendait à une accalmie, le syndicat de l’enseignement secondaire, a finalement décidé de maintenir sa décision de suspendre les cours dans les collèges et lycées à partir du lundi 27 mars 2017.

C’est le secrétaire général adjoint du Syndicat Général de l’Enseignement Secondaire, Morched Idriss, qui l’a confirmé ce mardi 14 mars sur les ondes de Mosaique FM tout en précisant tout de même que la décision de maintenir cette suspension des cours ne jouit pas de l’accord de tout le monde au sin de l’UGTT.

En effet, la commission sectorielle de l’enseignement secondaire au sein de l’UGTT n’a pas validé la décision. Par conséquent et malgré l’absence d’unanimité au sein de l’UGTT, la grève aura lieu et sera illimitée, et ce jusqu’au départ du ministre de l’Education, Neji Jalloul. Il s’agit là de la principale revendication du Syndicat Général de l’Enseignement Secondaire.

Apaisement de courte durée

On pensait pourtant que la situation s’était apaisée surtout après l’accord trouvé entre les représentants du gouvernement et ceux du syndicat de l’enseignement de base, à l’issue d’une réunion de réconciliation tenue, le 5 mars dernier,et qui avait permis l’annulation de la grève ouverte d’abord fixée au 22 mars.

Un accord entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi était venu stopper l’escalade entre le ministre de l’Education, Neji Jalloul et le représentant du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaakoubi.

Selon l’accord passé entre Youssef Chahed et Noureddine Taboubi, on annulait la grève ouverte en contrepartie de l’annulation de toutes les mesures de sanctions prises du côté du ministère de l’Education à l’encontre des enseignants grévistes.

La persistance de Lassaad Yaakoubi

La querelle entre le ministre Neji Jalloul et le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaakoubi ne date pas d’hier. Ce dernier veut à tout prix que le ministre de l’Education soit limogé, estimant qu’il a humilié les enseignants à maintes reprises et qu’il a porté préjudice au secteur de l’éducation, et notamment sa mauvaise gestion des ressources financières.

De son côté, Neji Jalloul, qui a entrepris une réforme de l’éducation, n’a pas l’intention de faire marche arrière… Et c’est ce qui explique pourquoi de simples revendications syndicales, au départ, se sont transformées en un bras de fer politique.

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