8 septembre 2015 : Cela fait un an que Sofiane et Nadhir ont disparu en Libye

Poster-001Cela fait un an, jour pour jour que Sofiane Chourabi et Nadhir Ketari, ont disparu en Libye. Pour ce triste anniversaire, le Président de la République Béji Caïd Essebsi,sur une proposition de la société civile, a déclaré le 8 septembre, journée nationale pour la protection des journalistes.

Les organisations de défense des droits de l’homme appellent à présent à la mise en place d’une commission nationale pour faire la lumière sur la disparition des deux hommes.

A l’occasion du premier anniversaire de la disparition des deux journalistes, une conférence de presse s’est tenue au siège du syndicat national des journalistes tunisiens, pour demander au gouvernement la création d’une commission qui ferait la lumière sur la disparition des deux journalistes ainsi que l’audition de tous les responsables dans cette affaire, depuis la date de la disparition de Sofiane et Nadhir.

Cette commission sera composée de membres du gouvernement, du Parlement et de la société civile

Sofiane Chourabi journaliste et Nadhir Ketari, caméraman pour ,  étaient en Libye en septembre 2014  pour réaliser un reportage pour leur émission “Doussiyetes”, sur la chaîne First TV.

Depuis le 8 septembre, les deux journalistes n’ont plus donné signe de vie et aucune revendication n’a été faite.

Le chaos sécuritaire régnant en Libye depuis juillet 2014 a compliqué ostensiblement le travail d’enquête. L’absence d’une contrepartie gouvernementale claire et la multiplication des acteurs sur le terrain ont mené à la propagation de rumeurs et de déclarations jamais vérifiées.

Parmi les plus inquiétantes : celle du 8 janvier 2015 annonçant l’exécution des deux Tunisiens sur un site internet présumé proche de la branche libyenne de l’organisation de l’État islamique (EI).

Le 29 avril 2015, c’est au tour d’un membre du ministère de la Justice du gouvernement de Tobrouk d’annoncer l’assassinat de sept journalistes, parmi lesquels Sofiane et Nadhir, par des membres de groupes armés.

Cette déclaration officielle se basait sur l’aveu de cinq suspects récemment arrêtés par les autorités. Là encore, l’information n’a pas pu être vérifiée et la visite d’un juge d’instruction tunisien en Libye en mai n’a donné aucun résultat.

Et de l’autre côté, on a Taïeb Baccouche qui affirme haut et fort que les deux journalistes sont en vie sans citer ses sources.

Un an après, on n’a toujours aucune certitude.

Une coalition civile pour la vérité sur Sofiane et Nadhir composée d’organisations nationales et internationales de défense de la liberté de la presse et des droits humains a été créée.

Les organisations signataires :

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens
La Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme
Le Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse
Le syndicat général de l’information au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT)
L’association Vigilance pour la Démocratie et l’Etat Civique
Reporters Sans Frontières
Article 19
Le Réseau Euro-méditerranéen pour les Droits de l’Homme
Association Mondiale des Radiodiffuseurs Communautaires (AMARC)

S.B

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