Attaque du Bardo : « On nous a dit que des policiers étaient présents-absents » observe Mourou

Le vice-président du parlement, Abdelfattah Mourou a relevé des points obscurs au sujet de l‘attaque du Bardo où 23 personnes ont été tuées, notamment les policiers « présents-absents » ainsi que la fameuse déclaration du chef du gouvernement selon laquelle les terroristes étaient déguisés en tenues militaires, d’où leur passage au musée du Bardo à travers à travers les mailles du « filet sécuritaire ».

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« On nous a dit que des policiers étaient présents-absents, on a entendu que les terroristes portaient des tenues militaires, puis cette information a été démentie. On ignore encore comment les terroristes ont pénétré dans le musée. Tout cela dénote les défaillances sécuritaires, » affirme à Webdo le vice-président du parlement Abdelfattah Mourou, ce vendredi 20 mars.

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Après l’attaque du Bardo, le chef du gouvernement Habib Essid avait en effet déclaré que les terroristes étaient déguisés.

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« Deux terroristes sont entrés au siège du musée du Bardo, le même que celui de l’Assemblée des représentants du peuple, et ils portaient des tenues militaires et quand les touristes ont commencé à descendre du bus, il y a eu des coups de feu aléatoires envers eux, …

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 « Des policiers étaient au café au moment de l’attaque »

Il s’est avéré qu’ils étaient des jeunes, entre 20 et 30 ans, l’un en basket Nike, vestes et pantalons ordinaires. Ils ont pu pénétrer au musée du Bardo, en civil, avec des Kalachnikov, et tuer 23 personnes.

« Je n’accuse personne. Mes déclarations à l’AFP selon lesquelles j’affirme que des policiers étaient au café au moment de l’attaque, valaient d’exemple pour illustrer les défaillances qu’il y a eu », ajoute M. Mourou.

Abdelfattah Mourou a rappelé qu’une enquête a été ouverte ajoutant qu’il « n’accuse aucun policier d’avoir quitté son poste ».

Quant au détail des « tenues militaires », Mohamed Ali Laroui, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a par la suite démenti le chef du gouvernement Essid assurant que les terroristes étaient bien en civil.

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