Tunis : Le ministre de l’Intérieur choisi par Habib Essid harcelait les juges selon Kalthoum Kannou

najem gharsalli
Najem Gharsalli

Tunis | Najem Gharsalli a été choisi pour être le nouveau ministre de l’Intérieur par Habib Essid, désigné chef de gouvernement par Nidaa Tounes.

Originaire du gouvernorat de Kasserine, Najem Gharsalli, avait été nommé en 2011 par l’ancien président de la République par intérim, Fouad Mbazaa en tant que gouverneur de Mahdia. Agé de 54 ans, il est juge depuis 26 ans et a notamment occupé le poste de président du tribunal de première instance de Kasserine pendant 5 ans.

« L’un des plus grands arrivistes à la solde de la dictature »

Le choix porté sur lui pour occuper le poste de ministre de l’Intérieur a toutefois été critiqué dans la sphère politique et fait déjà polémique.

La magistrate Kalthoum Kannou a « ouvert les hostilités » dans un statut Facebook où elle dénonce la nomination de Najem Gharsalli. « C’est le pire choix que pouvait faire Habib Essid », écrit-elle, précisant que Najem Gharsalli « a joué un rôle sous la dictature dans le harcèlement des juges honnêtes ».

statut kalthoum kannou

« C’est l’un des plus grands arrivistes à la solde de la dictature », indique Kalthoum Kannou, annonçant qu’« elle ne le respectait pas en tant que juge et président du tribunal de Kasserine et qu’elle ne le respectera pas, aujourd’hui, en tant que ministre de l’Intérieur.

Le « point noir du gouvernement »

Le député du Front Populaire à l’Assemblée des Représentants du peuple, Monji Rahoui, a, par ailleurs, indiqué ce samedi 24 janvier 2015, sur les ondes de Radio Jawhara FM, « que la désignation de Najem Gharsalli en tant que ministre de l’Intérieur a été faite suite à un accord entre Ennahdha et Nidaa Tounes et qu’il s’agit de l’unique point noir du gouvernement ».

Mohamed Abbou, Secrétaire général du courant démocratique, a souligné pour sa part sur les ondes de radio Shems FM que « la nomination de Najem Gharsalli en tant ministre de l’Intérieur est une insulte à la Révolution et aux magistrats et que cet homme était le bourreau de juges sous la dictature ».

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