L’ambassadeur de la Tunisie en Libye : « Chaque seconde compte dans le sauvetage de Sofiane et Nadhir »

Ridha Boukadi«Chaque seconde compte dans le sauvetage des deux citoyens tunisiens » a déclaré Ridha Boukadi, ambassadeur de la Tunisie en Libye à l’agence Anadolu, ce mardi 20 janvier 2015, faisant référence aux deux journalistes Sofiane Chourabi et Nadhir Ktari.

Abdelhakim Bel Haj et Thouar Libya aident la Tunisie pour libérer les journalistes

Installé depuis quatre mois à Tunis, suite à la détérioration de la situation en Libye, M. Boukadi continue à collecter des informations auprès de ses contacts et réseaux en Libye pour libérer Sofiane et Nadhir enlevés à Ajdabya depuis le 8 septembre 2014.

D’après lui, il y a « de quoi espérer » qu’ils soient encore en vie, bien que des sources de l’Etat islamique sur twitter avaient annoncé le 8 janvier son exécution.

L’ambassadeur de la Tunisie en Libye a affirmé que ceux qui l’avaient aidé à la libération des deux diplomates tunisiens au mois de juin 2014, sont le président du parti Al-Watan Abdelhakim Bel Haj et la salle d’opération des rebelles libyens (Thouar Libya).

Ils « sont encore une fois à l’œuvre pour la libération des deux journalistes » , ainsi que » d’autres acteurs qui pourraient être déterminants dans l’issue de l’affaire », assure-t-il à A.A.

N’exclure aucune partie en Libye

M. Boukadi a insisté sur l’importance de « composer avec tous les acteurs qui se trouvent sur le terrain, y compris les leaders des groupes armés, sur le même pied d’égalité, en l’absence d’un vis-à-vis unique et bien déterminé. »

L’ambassadeur de la Tunisie en Libye a aussi ajouté que le président de la République Béji Caied Essebsi est « entré en ligne, multipliant les contacts et n’excluant aucune partie du conflit libyen ».

Le 12 janvier, Faycel Gouiâa, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères avait annoncé qu’une délégation officielle tunisienne voyagera en Libye afin de suivre de près l’affaire de l’enlèvement des journalistes Sofiene Chourabi et Nadhir Ktari.

Par ailleurs, depuis le 21 août 2014, la Tunisie avait décidé de fermer son espace aérien avec la Libye où la situation sécuritaire ne cesse d’empirer en raison des violents combats meurtriers qui se multiplient entre milices rivales.

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