Seif Eddine Rais poursuivi en justice pour cinq autres affaires

Seif eddine rais

PROCÈS | Après un non-lieu annoncé ce vendredi 15 août pour une condamnation de huit mois concernant les événements de la cité Ettadhamen en 2013, Seif Eddine Errais, ex-porte parole d’Ansar Charia, reste impliqué dans cinq autres affaires « qui se concurrencent en futilité » d’après son avocate Ines Harrath. 

Poursuites judiciaires

Selon Me Hafedh Ghadhoun, les autres affaires concernent :

  • une réception d’armes selon le témoignage de quelqu’un qui aurait été torturé,
  • implication dans des réseaux de voyage de djihadistes vers la Syrie
  • querelle avec un policier
  • usurpation d’une tribune dans une mosquée 
  • vidéo du 3 août 2013 dans laquelle il soutient les djihadistes en Irak et en Syrie

Me Hafedh Ghadhoun nous a précisé que Seif Eddine Rais est encore en prison, à Gorjani, à cause de cette vidéo susmentionnée, mais qu’il a été jugé en état de liberté pour les quatre autres affaires.

L’Affaire Cité Ettadhamen 2013 

L’affaire pour laquelle Rais a été condamné à huit mois et innocenté ce vendredi  remonte au 19 mai 2013, date qui a marqué l’interdiction de la tenue du troisième congrès d’Ansar Charia à Kairouan, ville de Rais. Suite à l’interdiction, les salafistes ont joué la diversion pour maintenir l’assemblée de leur congrès, non à Kairouan mais à la Cité populaire d’Ettadhamen à Tunis, et ce sans déclaration légale.

Des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu et cinq membres de l’organisation ont été arrêtés. Deux mois plus tard, lors d’une conférence de presse le 28 août 2013, Ansar Al Chariaa a été classé « organisation terroriste ». Le directeur général de la sécurité publique Mustapha Ben Amor a déclaré que ses membres  « avaient prévu des attentats terroristes visant des institutions de l’Etat ainsi que des établissements publics ». 

Lors de la même conférence, le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou avait affirmé que Ansar Chariaa était « le premier responsable des différents incidents survenus en Tunisie, depuis le premier assassinat politique de Chokri Belaïd le 6 février jusqu’à la tragique embuscade de huit soldats au mois de juillet 2013 dont certains ont été égorgés au mont Chambi à Kasserine.

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