L’UE se félicite d’être un partenaire privilégié de la Tunisie

Stefan FüleStefan Füle, Commissaire européen chargé de l’Elargissement et de la Politique européenne du Voisinage est en visite officielle en Tunisie depuis hier. Visite entrant dans le cadre du soutien que fournit l’Union européenne à la Tunisie et visant à discuter avec le gouvernement Jomaa sur la manière dont l’UE peut continuer à aider la Tunisie. Stefan Füle s’est félicité, à travers un communiqué, que l’Union européenne est en train de construire un partenariat privilégié avec la Tunisie.

Il rappelle que l’UE a doublé le montant de l’assistance financière non remboursable versée à la Tunisie. Un budget totalisant de plus de 480 millions d’euros et qui a permis notamment d’aider le financement du budget de l’état, la rénovation de quartiers urbains défavorisés, de nombreuses associations de la société civile, et des bourses pour des étudiants tunisiens souhaitant se rendre en Europe. L’UE prépare également une nouvelle aide macro-financière de 300 millions d’euros en reconnaissance de l’avancement « inclusif » de la transition démocratique et en même temps de la qualité du partenariat UE-Tunisie. Enfin, les institutions financières publiques basées dans l’UE – la Banque européenne d’investissement et la Banque européenne de reconstruction et de développement – souhaitent développer leurs interventions en Tunisie.

Selon Stefan Füle l’UE compte apporter son soutien à la Tunisie à l’organisation des prochaines élections «suivant les meilleurs standards internationaux», pour «faire face aux défis de l’amélioration de la sécurité et de la création d’emplois, particulièrement pour les jeunes», pour «réformer les institutions de sécurité», un chantier prioritaire de cette coopération avec la Tunisie», selon le Commissaire. Stefan Füle parle également d’assistance pour le développement des régions les plus défavorisées et d’investissement.

«Nous espérons aussi développer le dialogue avec la Tunisie pour renforcer la coopération entre l’Union européenne et les pays maghrébins. Il y a en effet de nombreux défis communs (notamment les menaces et trafics illicites en provenance du Sahel) pour lesquels nous comptons sur la coopération de la Tunisie. Nous pensons également qu’un Maghreb plus uni et plus prospère serait une chance pour les pays maghrébins eux-mêmes et pour l’Europe. Bien évidemment, c’est avant tout aux pays du Maghreb de construire leur région, mais l’expérience de l’Europe peut être utile».

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