Ces Tunisiens qui se présentent aux élections Municipales françaises

Sur les 36.682 communes françaises, une cinquantaine de Franco-tunisiens se présentent pour les élections municipales, qui seront organisées les dimanches 23 et 30 mars 2014. Et bien que la majorité dispose de chances minimes pour accéder à la tête de l’exécutif local, certains de ces candidats d’origine tunisienne partent, néanmoins, favoris, rapporte 00216 mag (tunisiensdumonde.com).

Rafika Rezgui - Razi Hammadi - Sonia Dahou - Samir Triki
Rafika Rezgui, Razi Hammadi, Sonia Dahou, et Samir Triki, « les représentants tunisiens » aux municipales françaises

Respectivement maire de Toulouse et conseiller de Paris pour le 8e arrondissement, le candidat du PS, Pierre Cohen (né en 1950 à Bizerte d’un père juif tunisien militaire) et celui de l’UMP, Pierre Lelouche (né en 1951 à Tunis), occupent les meilleurs places dans les starting-blocks pour conserver leurs mandats respectifs.

Maire, sans étiquette, de la petite commune de Lavault-Ste-Anne (2000 habitants) depuis 2001 et décoré, le 2 octobre 2005, des insignes de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite, Dr. Samir Triki (né en 1954 à Sfax) devrait, aussi, réussir à renouveler son mandat.

Egalement maires sortantes, Sonia Dahou (cadre des finances publiques) et Rafika Rezgui (avocate en droit international), seront parmi les rares Franco-tunisiennes en passe de réussir l’épreuve du suffrage local. Respectivement maires de Les Ulis (25.000 habitants) et de Chilly-Mazarin (20.000 habitants), Sonia et Rafika avaient accédé, en 2012, à la tête de ces mairies grâce à la règle du non-cumul de mandats, en vertu de laquelle le maire ayant d’autres mandats régionaux ou locaux, doit choisir lequel conserver, et le cas échéant, s’il délaisse l’exécutif local, il a à choisir son suppléant.

Député de la septième circonscription de la Seine-Saint-Denis, Razi Hamadi n’est pas mis dans les meilleures dispositions pour remporter le poste de maire de Montreuil (100.000 habitants). Candidat du PS et protégé du président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, il doit faire face à une gauche divisée, et n’est positionné, d’après un récent sondage, qu’en quatrième position, avec 14% d’intentions de vote, loin derrière l’ancien maire de la ville, Jean-Pierre Brard (dissident Front de gauche), lequel obtient 24% d’intentions de vote. S’il parvenait à réussir son coup, Razi Hamadi sera le premier candidat, issu de la diversité, à assumer la fonction de maire d’une ville de plus de 100.000 habitants.

A la tête de la liste «Ensemble pour Vénissieux», portée notamment par le Parti socialiste (PS) et le Parti radical de Gauche (PRG),  Lotfi Ben Khalifa, 42 ans, est un autre candidat franco-tunisien à lorgner une mairie, précisément à Vénissieux (60.000 habitants). Originaire de Kébili, Ben Khalifa aura la mission difficile de détrôner la maire communiste sortante, Michèle Picard, dans une ville qui demeure un des fiefs du Parti communiste français (PCF).

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