Procès des policiers accusés du viol de Meriem – Le juge décrète le huis clos puis son report au 31 mars

Coupable d'avoir été violée (photo - michel-lafon.fr)Ajourné le 20 janvier dernier à cause de l’absence d’un des accusés, le procès des trois policiers impliqués dans le viol et le racket de Meriem Ben Mohamed (pseudonyme) a repris aujourd’hui, sans les journalistes, exclus du tribunal après que le juge ait prononcé le huis clos.

«C’est une affaire touchant à la morale, nous demandons à toute l’assistance de quitter la salle», a déclaré le juge, comme l’a rapporté l’AFP.
«La Cour a invoqué un texte sur les policiers pour justifier le huis clos», a dénoncé Martin Pradel, avocat de Meriem Ben Mohamed. «Ce huis clos est au seul profit des accusés», a-t-il déploré.

Un texte, l’article 22 de la loi du 6 août 1982 portant statut général des forces de sécurité a été invoqué par la Cour pour justifier ce huis clos. Dans ce texte, il est dit «qu’un juge peut décréter le huis-clos, lorsqu’un policier est impliqué».

Martin Pradel

Pour sa part, la victime a déclaré, à l’AFP, qu’elle souhaitait qu’il n’y ait plus de report. «Que ce calvaire se termine !», avait-t-elle dit. Elle devra attendre encore puisque le juge a décidé du renvoi de l’affaire au 31 mars prochain.

K.A.

Art. 22 (credit photo Ochlocratie)
(crédit photo Ochlocratie)

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