Les médecins rejettent le service obligatoire et menacent de quitter les hôpitaux !

Médecins en grèveDécidément le gouvernement Laarayedh et l’un des «faucons» notoires des Islamistes, Abdellatif Mekki, le ministre actuel de la Santé, ne quitteront pas leurs bureaux sans laisser de véritables «bombes» à retardement pour la future équipe gouvernementale.

Le conflit qui se profile à l’horizon avec les médecins résidents et internes des hôpitaux promet d’avoir conséquences désastreuses sur le service public de la santé. Il est parti du refus des médecins concernés des dispositions du projet de loi présenté pour son adoption à l’ANC et qui prévoit un service obligatoire pour les nouveaux médecins résidents et internes pour une période de trois années dans les régions de l’intérieur.

Le gouvernement justifie cette disposition par les défaillances constatées dans les régions de l’intérieur, une mesure strictement populiste qui fait des médecins des boucs-émissaires quant à la situation calamiteuse qui règne dans le service public, phénomène qui s’est aggravé sous la direction d’Abdellatif Mekki.

Les représentants syndicaux ont déjà affirmé leur position quant à leur refus de ce service obligatoire, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un service militaire obligatoire mais de trois années, contraire aux traités internationaux signés par la Tunisie dans le cadre de l’Organisation Internationale du Travail.

Par ailleurs, cette mesure ne contribuera en rien pour l’amélioration de la situation dans les régions de l’intérieur du pays. Suffit-il de désigner des médecins spécialistes dans ces régions pour résoudre les problèmes ? Disposeront-ils des moyens nécessaires à l’exercice de leur profession ? Certainement pas !

Les solutions passent par une refonte totale du service public de la santé avec la participation active de toutes les parties. Les gouvernants doivent comprendre que les meilleurs remèdes à un problème passent nécessairement par la participation des principaux intéressés et leur engagement dans la mesure où ils peuvent contribuer à trouver des solutions efficaces aux problèmes posés.

Signalons enfin que si ce projet passe, on risque de ne plus trouver de résidents ni d’internes dans les hôpitaux publics. C’est du moins la position du syndicat des médecins…

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