Marzouki était à deux doigts de devenir ministre des Droits de l’homme sous Ben Ali, selon Safi Saïd !

Moncef MarzoukiLa conférence de presse tenue ce matin par Safi Saïd (politologue et journaliste) à la suite de la parution de son nom dans le «Livre noir» de Moncef Marzouki (pour une histoire de terrain à Carthage) n’est pas passée inaperçue.

Cette conférence de presse ressemblait plutôt à un règlement de comptes voire à une déclaration de guerre. Propos : «Je déclare la guerre à Moncef Marzouki, je le ferais tomber et j’empocherais les salaires qu’il perçoit aujourd’hui », a déclaré Safi Saïd, qui a mis à nu les manigances d’un président détenant des dossiers classés «top secret» dont une affaire impliquant l’ex-chef d’état-major Rachid Ammar. Raison qui aurait poussé le général à la démission, il y a six mois.

Selon monsieur Saïd, c’est le conseiller du président de la république, Adnène Mancer, qualifiant le général de «traître», qui aurait révélé les quatre vérités sur le chef d’état-major mais aussi à propos de Rached Ghannouchi, qualifié de «traître», lui aussi selon le conseiller présidentiel.

Safi Saïd n’a pas oublié de mettre l’accent sur l’existence de rencontres qui se sont déroulées à «huis clos» et plus précisément entre le déchu et le président intérimaire actuel en 2010. Les deux hommes se seraient rencontrés à Paris et Ben Ali aurait proposé le ministère des Droits de l’homme à Marzouki que ce dernier aurait rejeté sans pour autant oublier de vanter le régime de Zaba dans certains articles.
Marzouki ministre sous Ben Ali, qui l’eut cru ?

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