Tunisie : Mohamed Al Awsat Ayari, le conseiller scientifique de la NASA se déclare pour les présidentielles

Mohamed El Awsat Ayari (photo Les Afriques)Il travaille à la NASA et est expert en sondes spatiales. Mohamed Al Awsat Ayari, ingénieur a su, à sa manière, associer le nom de la Tunisie aux programmes spatiaux de la NASA en créant les spectromètres de deux robots envoyés sur Mars.

Mais ce natif de Hammam-Lif de 54 ans veut désormais mettre ses compétences au profit de son pays, en se présentant aux prochaines élections présidentielles. C’est ce qu’il déclare dans une interview publiée par Attounissia dans son édition d’aujourd’hui.

Cet ingénieur spécialisé en mécanique appliquée a une longue carrière derrière lui. Installé aux Etats-Unis depuis 1984, où il poursuit de brillantes études, sa carrière va évoluer rapidement pour le propulser au rang de chef de la division des structures aérospatiales à l’agence américaine.

Fils d’imam, Mohamed Al Awsat Ayari, l’enfant de la banlieue sud est, depuis, absorbé par de nombreux projets scientifiques aux Etats-Unis, mais aussi en Tunisie comme ses projets de production d’énergie solaire en Tunisie, avec en point de mire celui de créer un télescope qui permettrait de détecter l’apparition du croissant marquant le début des mois lunaires, en temps réel, quelles que soient les conditions météorologiques, comme il a été rapporté dans une biographie parue en 2009 sur Les Afriques.

«Je voulais contribuer à mettre fin aux divergences qui opposent chaque année mes coreligionnaires sur le jour de début du Ramadan et les dates exactes des fêtes religieuses», précise-t-il. Le télescope baptisé Al-shahed verra le jour en 2008, sera présenté lors d’un congrès scientifique tenu à Marseille et adopté par les pays musulmans.

Aujourd’hui, Mohamed Al Awsat Ayari se déclare candidat aux élections présidentielles en appelant, au passage à la dissolution de l’Assemblée Nationale Constituante et à la formation d’un gouvernement restreint qui se chargera de diriger les affaires du pays jusqu’aux prochaines élections.

Dans cette interview, il parle d’échec de l’Assemblée nationale Constituante et surtout d’absence de démocratie en phase de transition démocratique par «la faute de leaders politiques ne cherchant qu’à assouvir leurs intérêts personnels».

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