Victoire du doyen Kazdaghli sur l’obscurantisme

Le doyen Kazdaghli dans son bureau, 02-05-13 - photo (David Thomson)
Le doyen Kazdaghli dans son bureau, jeudi 2 mai 2013 – photo (David Thomson)

Le tribunal de première instance de la Manouba a rendu aujourd’hui son verdict tant attendu en proclamant un non-lieu en faveur de Habib Kazdaghli, le doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba, dans le procès qui l’oppose aux deux étudiantes niqabées. La Cour a condamné les deux plaignantes respectivement à deux et quatre mois de prison avec sursis pour avoir saccagé le bureau du doyen de la FLAHM. Ce long procès monté de toutes pièces qui a suscité une considérable mobilisation aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger vient de connaître ainsi un dénouement heureux. Tous ceux qui ont soutenu le doyen, devenu symbole de la résistance contre l’obscurantisme, ont poussé un « ouf » de soulagement à l’annonce de la nouvelle.

Ce n’est que justice rendue à Habib Kazdaghli, accusé le 6 mars 2012 d’avoir agressé l’une des deux étudiantes qui avaient alors fait irruption dans son bureau. Durant tout le procès de la honte qui aura duré presque dix huit mois, le doyen de la FLAHM a toujours exprimé sa confiance en la justice de son pays même s’il ne se faisait pas allusion quant à l’aspect politique du procès qu’on lui a intenté (Lire notre entretien avec le doyen).

Auprès des universitaires, des syndicalistes, de la société civile mais aussi de toux ceux qui sont attachés aux valeurs du savoir, de la liberté et de la tolérance, cet acquittement a incontestablement un parfum de victoire contre les détracteurs de la modernité, enclins à un projet sociétal rétrograde.

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