Et s’il y avait bien une police islamiste à l’aéroport Tunis-Carthage ?

Sara GhenimaL’aventure vécue par la femme d’affaires Sana Ghenima à l’aéroport de Tunis Carthage a soulevé moult réactions et beaucoup d’interrogations. Cette PDG d’une société spécialisée dans l’édition numérique a en effet été confrontée, hier, à un questionnaire aussi étrange que flippant de la part d’un policier des frontières. Une mésaventure qu’elle s’est empressée de le raconter sur sa page Facebook.

L’agent de la police des contrôles a demandé à Mme Ghenima si son mari était au courant de son déplacement à l’étranger et s’il était consentant ? Une question qui a mis la femme d’affaires hors d’elle. Indignée, elle prend rendez-vous avec le chef de la police des frontières de l’aéroport. Ce dernier a présenté, aujourd’hui, ses excuses à Mme Ghenima, au nom de la police des frontières et l’a rassuré quant au fait que le désagrément dont elle a été victime n’est qu’un acte isolé mais qu’il ne demeure pas moins un dépassement inacceptable.

Alors que certaines voix se sont élevées pour pointer du doigt cette éventuelle instauration d’une police islamiste à l’aéroport Tunis-Carthage calquant les lois sur certains pays du Golfe, les excuses officielles présentées à Mme Ghenima ont rassurés tout le monde… ou presque. En effet, le cas de Mme Ghenima ne semble pas isolé d’après Kapitalis. Le site d’information a révélé aujourd’hui qu’une autre femme s’est vue poser la même question existentielle de savoir si son époux est au courant de son voyage alors qu’elle s’apprêtait à prendre l’avion en direction du Koweït.

Comme Mme Ghenima, la dame en question s’est insurgée contre les questions de l’agent des frontières et il a fallu l’intervention du supérieur de ce dernier pour régler l’affaire. L’agent a même été obligé de s’excuser pour cet «affront», toujours selon Kapitalis.

Deux cas en moins de 24 heures. C’est donc tout sauf un cas isolé. Que se passe-t-il avec notre police des frontières ? Depuis quand ces interrogatoires «golfiques» se sont exportés chez nous ? Autant de questions auxquelles le ministre des Transports et le gouvernement devront poser et régler afin d’éviter que le problème ne prenne davantage d’ampleur.

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