«Hackintifada» : Israël sous-estime la cyber-guerre lancée par Anonymous

Anonymous

Le groupe de hackers activistes, Anonymous, a décidé de lancer une attaque massive contre des sites gouvernementaux israéliens en soutien aux Palestiniens persécutés.

Anonymous a décidé, hier de lancer son «Opération Israël». Opération visant à «éradiquer Israël du Cyberespace». Dans une vidéo publiée sur Internet et s’adressant au gouvernement israélien, les Anonymous s’insurgent contre les exactions et violations de l’État hébreu à l’encontre de la population de Gaza.

Cette attaque massive, la deuxième après celle de novembre 2012, a ciblé plus de 700 sites israéliens, des sites gouvernementaux, mais aussi des banques, des universités, des écoles, des pages Facebook et des comptes Twitter.

Plusieurs sites gouvernementaux israéliens sont aujourd’hui inaccessibles, tels que le site du bureau statistique israélien, et le site du ministère de l’Éducation, ainsi que les comptes Facebook et Twitter de ministres et personnalités politiques israéliennes.

Une liste circule aussi, contenant des sites gouvernementaux qui sont actuellement sous attaque ou que les Anonymous planifient d’attaquer. Cette liste comprend le site du ministère de la Défense et le site du Premier ministère.

Les sites gouvernementaux majeurs ont, pour l’instant, réussi à résister à cet assaut. Cependant, la «Hackintifada», comme l’ont baptisé certains supporters d’Anonymous, s’intensifie et les services de cyberattaques israéliens sont en état d’alerte.

Déclarations contradictoires des responsables israéliens

Les responsables israéliens comme Itszhak Ben Israël, Chef du conseil national de recherches et développement et fondateur du Cyber Bureau National, ne nient pas l’ampleur de l’attaque, mais estiment que les dégâts sont peu nombreux. Dans une intervention à la radio militaire israélienneil souligne qu’«Israël est mieux préparé aujourd’hui qu’il ne l’était en novembre dernier…» et qu’«Anonymous n’a pas les capacités requises pour détruire l’infrastructure informatique d’un pays comme Israël».

D’un autre côté, plusieurs hackers israéliens ont lancé une contre-offensive, en piratant des sites d’information pakistanais, des sites iraniens et y postant des photos de soldats israéliens, des drapeaux israéliens et des messages critiques envers l’Islam.

Dans une déclaration au Jérusalem PostRoni Becher, chef de la division cyber-attaque en Israël, note «une montée de tension et un combat continu entre Anonymous et des hackers israéliens. Les Anonymous sont en train d’actualiser les sites qu’ils comptent attaquer». Il souligne que plusieurs organisations sont en train d’essayer de stopper les attaques ou d’en minimiser l’ampleur.

Quant au professeur Yitzhak Ben Israël, fondateur d’un centre national contre la cybercriminalité qui dépend du bureau du premier ministre Benyamin Nétanyahou, a assuré en revanche que les dégâts étaient « plus ou moins inexistants… Anonymous n’a pas la capacité, ni l’objectif de détruire les infrastructures essentielles du pays. Si cela avait été le cas, il ne l’aurait pas annoncé à l’avance », a rapporté l’AFP.

Le Jerusalem postquant à lui, accuse les Anonymous de véhiculer la haine et des mensonges, s’offusquant de cette attaque, jamais vue, visant une nation, de plus le jour de la commémoration de l’holocauste. Le journal insiste sur le caractère «pro-palestinien, haineux d’Israël» des Anonymous.

Rappelons que la première attaque orchestrée par les Anonymous, fervents défenseurs de la liberté sur Internet, et visant Israël est survenue après le raid israélien sur Gaza et la tentative de l’armée israélienne de priver Gaza d’Internet.

 

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