LPR Vs Salah Ben Youssef : quand la récupération politique bat son plein

Suite aux événements de samedi dernier à Jerba, des doigts accusateurs ont été pointés vers deux directions, les ligues de protection de la Révolution (LPR) et la famille Ben Youssef et descendants de Salah Ben Youssef, militant nationaliste assassiné en 1961.

Nidaa Tounes, principale victime de ce qui s’est passé, a condamné, par la voix de ces principaux dirigeants les ligues en question qui constituent aujourd’hui, selon Béji Caid Esssebsi, «un gang soutenu par Ennahdha, le CPR et le mouvement Wafa». Le président de Nidaa Tounes l’a clairement exprimé ce matin sur les ondes de la radio Shems FM, accusant les ligues de protection de la Révolution et le mouvement Ennahdha d’être derrière le sabotage de la réunion de son parti à Jerba.

Il prend ainsi à contre-pied le dirigeant d’Ennahdha Amer Laârayedh qui, dans une tentative de défendre les ligues de protection de la Révolution, a affirmé que ceux qui s’en sont pris au meeting de Nida Tounes, en envahissant la salle de réunion et en interrompant les travaux du parti étaient des descendants et des membres du clan de Salah Ben Youssef.

Face à cette surenchère d’accusations, les membres de la famille Ben Youssef ont donc décidé de réagir en se défendant d’avoir une quelconque relation avec les événements de samedi. Le neveu de Salah Ben Youssef a démenti, hier, les déclarations faites par Amer Laârayedh tout en insistant sur le fait que sa famille et les descendants dont il est question ne résident plus à Jerba depuis longtemps.

Selon lui, les membres de la famille Ben Youssef n’ont rien à voir avec les faits et n’ont pas manifesté, samedi contre Nidaa Tounes même si certains youssefites «ont pu participer à une marche pacifique» dans un droit de réponse diffusé sur la première chaîne nationale.

Les descendants de Salah Ben Youssef nient ainsi toute implication, de près ou de loin, dans les violences perpétrées lors du meeting de Nidaa Tounes et veulent surtout ne pas être au centre d’un en jeu politique dont la violence est l’arme principale. La famille Ben Youssef souhaite ainsi éviter d’être l’objet d’une récupération politique.

Pour Beji Caïed Essebsi, il est cependant évident que les assaillants ne sont pas originaires de Jerba.

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