Opinion – La dictature unie, la démocratie désunie… en Tunisie !

Depuis que le gouvernement Jbali est aux commandes, son programme tient en une seule phrase : diviser pour régner en Khalife.

Une manœuvre politique obsolète visant à dresser la population tunisienne les uns contre les autres. Une population unie, comme on a pu le voir le 14 janvier est capable de faire tomber le pouvoir. Une population catégorisée, casée, divisée, étiquetée différenciée, etc, ( Safirat, Mouhajabets, Salafistes, wahhabites, malikites, laïcs, progressistes, modernistes, etc.) est une population affaiblie incapable de réagir en conformité.

Une fois la discorde installée, politiquement et sociologiquement parlant, le peuple devient impuissant et celui qui tient les rênes du pouvoir devient intouchable.

Cet aphorisme semble fonctionner pour le moment, mais tend à se désagréger petit à petit au fil du temps. Un pouvoir débauché, au service d’hommes incapables de faire honneur à leurs fonctions.

L’appareil d’État, tel que nous l’avons toujours connu n’est plus. Le gouvernement exerce une certaine politique inspirée du jeu de Lego. Ou plutôt l’ego ! Je proclame, je déclame je décline je m’incline, je colle et je décolle, je construis et je démolis, etc.

Résultat, même la troïka se désagrège !

Réduite au niveau de spectatrice, affaiblie par les différents courants qu’elle traverse, la société tunisienne est saisie d’immobilisme, ce même immobilisme chronique des années de la dictature.

À ce stade on peut parler de fracture sociale, thème cher à Jacques Chirac employé pour la première fois, pendant sa campagne électorale de 1995, l’intégration et l’exclusion. En Tunisie, ces deux termes prennent une tout autre connotation:

Intégrer les islamistes de tous bords et exclure les Rcdisites et mécréants de tous bords. Mais, il ne s’agit pas seulement de ça. La fracture qui se dessine est multiple et multiforme.

Instaurer une théocratie ou une démocratie, c’est l’une ou l’autre, car ces deux courants sont antithétiques. La démocratie est soumise aux lois terrestres et la théocratie est soumise aux lois célestes.

Notre gouvernement semble n’avoir aucun courant politique précis alors qu’il arborait, il ya quelques mois avec fierté, son étendard islamiste. Il tergiverse et ruse entre religion et démocratie et il en invente, au fur et à mesure de son règne, tâtant la grogne du peuple.

Les Tunisiens commencent à se diviser et nous assistons malgré nous à une scission très nette, de ce qu’a été le ciment de cette société tunisienne. Notre homogénéité, malgré nos différences est le plus précieux héritage de nos ancêtres. Ne le dilapidons pas, pour des SDF. (Sans décision fixe).

Car nos politiciens, niveau bac à sable, qui traînent des casseroles, nous vilipendent avec leurs projets de loi et veulent nous imposer une nouvelle forme de dictature via un régime parlementaire ou via leur lecture très personnelle de la religion.
Ils n’ont jamais vécu la Tunisie comme nous la vivons, et la politique pour eux est un accessoire pour arriver à leurs fins et non un moyen pour fortifier nos acquis et hisser la Tunisie vers la démocratie.

Soyons vigilants, ne nous perdons pas dans toutes ces directions qu’ils nous présentent comme le chemin du salut. Notre salut, c’est notre précieux héritage, il suffit de le consolider sans plus et empêcher les apprentis politiciens, de nous détruire. Restons unis pour la Tunisie.

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