Opinion – Que reste-t-il de cette Tunisie que nous connaissons, du sable chaud sous nos pieds et du soleil sur nos épaules ?

Le 31 mai, lors de la visite officielle en Tunisie du ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi, le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem a non seulement étalé sa méconnaissance totale des règles les plus basiques du protocole, ce qui est un culmen pour notre 1er représentant à l’étranger, mais aussi un manque flagrant d’éducation.
La délégation chinoise apparaissait sur la photo comme sidérée, devant le spectacle du ministre qui n’affichait aucun respect vis à vis de son Président. Il ne s’est même pas donné la peine de se mettre debout, est resté assis et a offert le bout de ses doigts en guise de salut.

Pourtant, dans nos us et coutumes tunisiens ou les us et coutumes de toute autre population, on ne tend jamais la main à une personne pour la saluer tout en étant assis, à moins d’être handicapé !

Au niveau national
Des ministres ont pris d’assaut les plateaux médias et ont oublié leurs bureaux. Leurs têtes s’affichent partout, et ce, quasiment tous les jours, incapables de concrétiser, ne serait-ce qu’un seul espoir de cette masse laborieuse ou honteusement sans emploi.

L’ANC est devenue un hôtel cinq étoiles par excellence et de surcroît ceux qui y siègent sont payés grassement aux frais de notre incapacité d’achat. À part les prétendues lois internes, temps de paroles et les silences complices. On a droit à des polémiques dignes du Hammam du coin, au fin fond d’une ruelle d’une cité populaire. Tout cela alimente pour leur grand bonheur, les réseaux sociaux. Par contre, on ne distingue pas l’ombre d’une initiative concrète.

Ils n’ont pas encore rédigé une ligne de la nouvelle constitution, la tâche pour laquelle, ils ont été essentiellement élus. Et ils pavoisent tels des coqs dans une basse –cour… Rien qu’une basse-cour.
Une lenteur reconnue par M .H. Jbali, sans peine, agrémentée par son légendaire sourire… Sournois, lors de sa dernière interview télévisuelle. Plutôt que lenteur, on dira, des nullités doublées de déficients intellectuels.
Amère constat, on est devenu un pays qui regroupe, protège et entraîne des salafistes borderline au vu et au su du monde !
Un président absent du gouvernement, absent de la politique, absent de la Tunisie, absent de sa vie tout simplement ! Il est ailleurs et puis c’est tout !
Au niveau national, l’état est responsable de la décadence sociale et sécuritaire.

Au niveau international
L’image de la Tunisie est méthodiquement et consciencieusement défigurée au fil des mois et des rencontres, avec les représentants des autres nations.

On était pourtant fiers en tant que Tunisiens d’avoir réussi une révolution et nous étions encore à reluire notre image auprès des pays étrangers, quand les urnes nous ont privés de notre seule et unique consolation. Résultat, la Tunisie ne reflète plus la couleur et la joie de vivre ? Mais le noir et l’interdiction de vivre.

Après les leçons de diplomatie prodiguées généreusement par l’Émir du Qatar à notre président, après les journaux saoudiens qui ont qualifié M. H. Jbali de mendiant, après que l’Éthiopie ait envoyé son ministre de l’agriculture pour recevoir notre chef d’État, etc.

Aujourd’hui M. H. Jbali est persona non grata en Algérie. La photo de M. Marzouki humilié par une telle réception faite par son ministre Bouchleka, s’étale dans tous les médias. Les Chinois emporteront dans leurs valises, cette image de la Tunisie que plus personne ne représente et que plus personne ne respecte.

Comment sommes nous arrivés là ? Entre le marteau et l’enclume ?

Elle est loin l’époque de Bourguiba, Président d’un petit pays d’Afrique du Nord, reçu en grande pompe, par la première puissance mondiale, les États-Unis.

Nous nous trouvons face à un gouvernement égaré, ignorant le b.a.-ba de la fonction d’un ministre, pire un gouvernement dissocié où chaque ministre déclare et agit en fonction de sa personne et non en fonction de l’administration du pays dont il fait partie.

Il en ressort que les dirigeants Nahdhaoui sont au dessus de tout et tout le monde, même s’il est le secrétaire d’un conseiller d’un ministre CPR.

CPR et Ettakatol font de la figuration aberrante et ils sont heureux, tant que leurs poches débordent d’argent indûment gagné. Et un peuple sans gouvernement, c’est comme un enfant livré à lui-même, sans principe, moralité, éducation, conscience et sans parents pour guider nourrir et protéger.

Un gouvernement qui nous a divisés, réduits en tribus thuriféraires des uns et des autres pour qu’il puisse régner en maître sur les reliques d’un peuple, dont l’identité se perd de jour en jour.

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