Quel est le véritable nombre d’investisseurs ayant déguerpi depuis le 14 janvier ?

24 heures après la reprise du travail de la filiale de Leoni Tunisie à Mateur, la filiale du groupe allemand de câbles automobiles, annonce aujourd’hui qu’elle a suspendu de nouveau son unité de production.
La fermeture définitive de l’usine de Leoni est plus que probable et va, ainsi, provoquer la perte de quelque 2.700 emplois.

La question des statistiques réelles, quant au départ d’investisseurs étrangers et aux effectifs des chômeurs, demeure encore en suspens. Le chiffre de 182 entreprises étrangères parties et les près de 10 mille personnes poussées dans les rangs des sans-revenus commencent à être dépassés.

Devant l’impuissance à redresser une situation aggravée par tant d’années de laisser-aller et d’abus de pouvoir, le gouvernement choisira-t-il de s’investir davantage dans une fuite en avant faite de “lustrage” médiatique qui dérobe aux regards le véritable aspect des choses?

L’incommensurable difficulté quant à sauver l’économie du gouffre (faute de la faire bouger) aura-t-elle raison de toute la bonne volonté des gouvernements jusqu’à les ramener à de simples calculs électoraux?

Une chose est sûre, c’est que les investissements ne sont prêts de reprendre du service aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Le gros des détenteurs de capitaux du pays fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires. 460 d’entre eux sont encore empêchés de quitter le territoire.

Côté étrangers, le cas Leoni est édifiant pour les plus avertis quant à l’atmosphère qui prévaut dans le pays pour les investisseurs. Si un groupe établi depuis 35 ans ayant été témoin de plus d’un séisme social (janvier 78, 80, émeutes du pain), décide de plier bagages, c’est que la situation est devenue intenable.

Combien d’investisseurs ont quitté le pays jusque-là ? Pourquoi n’agit-on pas dans la transparence, en déclarant les vrais chiffres, d’autant plus que le gouvernement n’assume pas un legs qui est trop lourd à porter et qui le sera davantage si on continue à jouer aux “vitrines” dans les infos de 20 heures.

Commentaires:

Commentez...