Tourisme en Tunisie : une «mafia» des opérateurs pré-révolutionnaire

L’un des plus grands problèmes de la Tunisie est d’avoir basé son économie sur le tourisme. Dès lors, le secteur peut être manipulable à partir l’étranger, où, depuis quelques années déjà, les prix pour des vacances chez nous sont bradés. Ce qui a fait éclore un tourisme de bas de gamme.

Aujourd’hui, on veut casser encore plus le tourisme tunisien sous des prétextes fallacieux tel que trafic d’armes ou risques d’enlèvement, sous-entendu par l’AQMI, la branche maghrébine d’Al-Qaïda. Étrangement, la France est le seul pays européen à déconseiller «formellement» le sud. D’ailleurs, sur le site tourmag.com, un spécialiste du tourisme saharien a déclaré : «De tous les marchés émetteurs européens seule la France émet des restrictions. Pourquoi une telle décision sur notre région maintenant ? Pourquoi la décréter «formellement déconseillée» alors que celle qui englobe Gafsa, Sidi Bouzid et Kasserine est seulement «déconseillée ?»».
C’est dire que la France fait ce qu’elle veut de nous et de notre économie.

Un autre témoin y parle de «désengagement des opérateurs français» et de «leurs marques emblématiques», en déclarant que la crise a commencé bien avant la révolution du 14 janvier, avec les retraits des Club Med, Nouvelles Frontières, Groupe Accor, et Jet tours.

Toujours d’après le site tourmag.com, «les hôteliers du désert, les spécialistes du tourisme saharien, les responsables des sites touristiques, des musées et parcs de loisirs, les nombreuses agences réceptives du sud se retrouvent sur trois principales revendications». Ces trois revendications sont le transport aérien entre la capitale et Tozeur, le circuit organisé, et l’allongement du séjour. La première revendication vient du fait que, bien qu’il existe une ligne aérienne entre ces deux villes, il semblerait que les horaires ne soient pas adéquats pour les professionnels du tourisme. La seconde et la troisième se rejoignent, car, par les circuits, les tourismes ne restent qu’une nuit à Tozeur ou à Nefta, et les professionnels souhaitent un allongement du séjour des touristes dans cette région.

Donc, la révolution, quelque part, a bon dos ! Mais pour soigner notre tourisme, il faut revoir le problème à la base, c’est-à-dire prérévolution, et ne pas se laisser faire par des opérateurs, surtout français, qui veut réduire notre tourisme à un tourisme de qualité zéro pour brader encore plus notre pays…

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