Campagne électorale: dès le 12, à vos «Facebook» !

Le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections, Kamel Jendoubi, a annoncé lundi dernier l’interdiction de toute publicité politique à partir du 12 septembre prochain.

En temps normal, la décision d’arrêter toute forme de pub politique aurait suscité des remous, voire une grosse polémique, notamment du côté de partis crédités de bonnes finances, tels Ennahdha ou le PDP, qui misent énormément sur le pouvoir de leurs caisses à assurer le tapage conséquent à une campagne électorale.

Que s’est-il passé pour que ces partis acceptent cette « privation » sans broncher ?

La réponse réside dans la montée de l’«ogre» UPL de Slim Riahi. Personne ne s’imaginait que dans un paysage politique comme le nôtre, un parti serait prêt à claquer des milliards en pub. C’est ce qui a fait que même les ténors ne semblent pas réagir à la décision d’arrêter la pub dès le 12 septembre.

Au vu de tout cela, quelles sont les possibilités offertes aux partis politiques pour proroger leur propagande au-delà du 12, même par le biais de moyens détournés.

Naturellement, les perdants potentiels sont les agences de pub qui pensaient détenir la manne du siècle avec ces élections. Il ne faut pas oublier la dynamique que cela aurait pu apporter au secteur de la pub et à bien d’autres y afférant.

Quels moyens pourraient utiliser les politiques et les publicitaires pour contourner un «diktat» qui vise principalement la grosse machine à sous de l’UPL.

Le premier (et incontournable) moyen consiste à renforcer davantage les meetings, conférences, galas de charité et autres spectacles afin de faire de la promotion en direct. Le second est d’investir la toile, sans déroger à la loi, c’est à dire sans faire de bannière sur les sites web ou les réseaux sociaux. En ce sens, l’idée d’exploiter une page de Facebook bien en vue ne serait pas superflue pour ces partis politiques. Il est même attendu que des pages bénéficiant d’un nombre élevé de fans (plus de 200 mille) deviennent objet de convoitise de la part des candidats à la Constituante.

Ainsi en «louant» ou en «achetant» des pages Facebook, le candidat pourras bénéficier de l’audience des fans de ces pages que les admins (responsable des pages) auront mis, de fait, à sa disposition. On imagine l’effet boule de neige d’un tel stratagème.

Est-il utile de rappeler qu’Obama a fait de l’internet son fer de lance lors des élections qui l’ont propulsé à la tête de la magistrature suprême.

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