Ben Ali jugé lundi pour détention de drogue et d’armes

C’est demain, lundi 4 juillet, que démarrera le deuxième procès par contumace du président déchu Zine El Abidine Ben Ali pour détention d’armes et de drogue.

Ben Ali sera jugé pour « possession, commercialisation, consommation, importation et exportation de drogue « . Son avocat, Me Hosni Beji a déclaré à l’agence AFP que « le dossier est faible » et qu’il est difficile d' »imaginer qu’un président en exercice puisse posséder 2 kg de résine de cannabis de qualité médiocre pour la commercialiser « .

Sur le sujet de la drogue et pour prouver que son client n’a jamais consommé de la drogue, Me Béji compte appeler, comme témoins, les médecins personnels du président déchu. L’avocat n’a pas dévoilé la liste des témoins. Son médecin et proche ami Dr Mohamed Gueddiche sera-t-il parmi les présents ?

À signaler que le cardiologue et général Mohamed Gueddiche était parmi les médecins qui ont signé, le 6 novembre 1987, un rapport médical qui certifiait l’incapacité mentale du président Bourguiba.

Par la suite, Dr Gueddiche est devenu très proche de Ben Ali. Il était à la fois son médecin personnel, son ministre conseiller et un des invités privilégiés des voyages familiaux du président déchu. Ben Ali, reconnaissant, récompensa son ami Gueddiche et accorda même à son fils la radio Express FM.

Outre l’affaire de drogue, Ben Ali sera jugé pour détention d’armes. A ce sujet, Me Beji assure que les armes trouvées dans le bureau personnel de Ben Ali sont des cadeaux offerts par des personnalités et chefs d’État, comme le président algérien Abdelaziz Bouteflika, et le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ben Abdel Aziz. On imagine cependant très mal ces derniers se mouiller dans les procès de Ben Ali pour le soutenir par quelque preuve que ce soit.

Rappelons que suite au premier procès, le 20 juin dernier, le couple Ben Ali avait écopé chacun de 35 ans de prison et d’une amende de 91 millions de dinars tunisiens pour vol et possession illégale de devises étrangères et de bijoux. Ce dossier s’ajoute aux 93 affaires de droit commun et aux 182 relevant de la juridiction militaire.

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