Gabès : violence des forces spéciales contre le sit-in des agents de la sécurité intérieure

En grève ouverte depuis mercredi dernier, les agents des forces de sécurité intérieure du gouvernorat de Gabès ont dû subir, cette après-midi, les affres des forces spéciales. Ces dernières ont dispersés, par la violence, le sit-in de ces agents. Rappelons que ceux-ci protestent contre l’arrestation de leurs collègues dans le «cadre d’enquêtes sur les meurtres de civils lors de la Révolution du 14 janvier».

Quelques heures auparavant, l’Armée nationale a dû intervenir pour protéger les postes de polices de la région. Mais de qui et de quoi, cela reste totalement flou.

La violence avec laquelle le sit-in a été dispersé a été foudroyante, d’après un commissaire de police contacté par la radio Shems FM. Il a ainsi indiqué que ces forces spéciales ont utilisé du gaz lacrymogène et des matraques électriques, et ont même tiré à balles réelles sur les grévistes. D’après ce commissaire, la gréve est simplement administrative, et ne justifie en rien cette violence exagérée.

D’autre part, et toujours d’après Shems FM, six agents des forces de sécurité intérieure et de la protection civile, venus de Tunis, ont été arrêtés après s’être réunis devant le bureau du syndicat des forces de police pour réclamer le départ de Beji Caïd Essebsi.

Cette vidéo, qui est en train de faire un buzz sur la toile, est supposée montrer, de loin, l’intervention des forces spéciales pour disperser le sit-in. Cependant, nous n’avons pas pu vérifier ceci.

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