Liberté et internet: La Tunisie répond aux déclarations des États-Unis

Suite à la convocation des États-Unis de l’ambassadeur de la Tunisie, Mohamed Salah Tekaya, à propos des événements survenus, entre autres, à Zidi Bouzid, la Tunisie réagit et a invité ce matin l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Tunis.

Rappelons, qu’un responsable sous couvert d’anonymat a déclaré à l’AFP: « Nous avons fait venir l’ambassadeur de Tunisie hier et avons exprimé notre préoccupation à l’égard de ce qui se passe avec les manifestations et avons encouragé le gouvernement tunisien à faire en sorte que les libertés civiles soient garanties, notamment la liberté de rassemblement ».

« Nous avons aussi soulevé la question de ce qui ressemble à une ingérence du gouvernement tunisien dans l’internet, particulièrement dans les comptes Facebook », a-t-il ajouté.

« C’est une affaire de piratage informatique de comptes privés, de vol de mots de passe et de blocage efficace de l’accès aux comptes », a détaillé cette source.

Parmi ces déclarations des Etats Unis, on cite quelques réponses annoncées par l’agence TAP :

Aujourd’hui à Tunis, la Secrétaire d’État, chargée des affaires étrangères (en remplaçant le ministre des Affaires étrangères qui se trouve en mission à l’étranger) , a reçu l’ambassadeur des USA afin de lui transmettre la réponse de la Tunisie à cette déclaration.

 » Nous exprimons, par ailleurs, notre étonnement face aux allégations sans fondement de blocage de l’accès aux sites sociaux d’Internet en Tunisie.

Nous tenons, à cet égard, à souligner de nouveau, que toutes les libertés, y compris la liberté de rassemblement, sont garanties par la Constitution et la Loi en Tunisie.

Les rassemblements n’ont jamais été interdits ni gênés lorsqu’ils sont pacifiques et non violents.

Nous tenons à cet égard à préciser que la Tunisie s’emploie à promouvoir l’Internet et à faire des technologies de l’information et des communications un levier important du développement global du pays.

L’accès aux réseaux sociaux est libre et ouvert à tous en Tunisie, comme vous pouvez le constater.

Toutefois, tous les pays n’ont jamais hésité à intervenir contre l’utilisation illégale de ces réseaux, notamment en cas d’incitation à la haine, à la violence, au terrorisme et à la destruction de sites officiels.

Enfin pour les hackers interpellés qui ont attaqué de nombreux sites tunisiens, tous ont déjà été libérés à l’exception de deux qui ont été inculpés par le procureur de la république et déférés devant la justice, pour tentative de destruction délibérée de sites électroniques officiels tunisiens « .

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