Rached Khiari fait l’objet d’une enquête du Pôle judiciaire de lutte antiterroriste

Réagissant à l’attaque terroriste ayant ciblé, vendredi 16 octobre 2020, un enseignant en France, décapité pour avoir montré les caricatures du Prophète Mohamed à ses élèves, le député islamiste Rached Khiari est allé jusqu’à justifier les faits et l’acte commis.

Selon le député démissionnaire de la coalition Al-Karama, « celui qui porte atteinte au prophète doit en assumer les conséquences ! », a-t-il posté sur son compte Facebook, dans une position qui n’est pas digne d’un député représentant les Tunisiens.

الإساءة لرسول الله صلى الله عليه و سلم هي أعظم الجرائم و على من يقدم عليها تحمل تبعاتها و نتائجها دولة كانت أو جماعة أو فرد

Publiée par ‎Rached Khiari راشد الخياري‎ sur Samedi 17 octobre 2020

« Le post pourrait être classé, juridiquement,
comme étant un crime terroriste »

Aussitôt, le parquet près le Pôle judiciaire de lutte antiterroriste s’est saisi de l’affaire. Samedi, une enquête sur ce post publié sur les réseaux sociaux et attribué au député a été ordonnée, a annoncé Mohsen Dali, substitut du procureur de la République et porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Dali a indiqué que ce post pourrait être classé, juridiquement, comme étant un crime terroriste, selon la loi tunisienne de lutte contre le terrorisme. « Ce post ferait l’apologie de ce crime terroriste », a-t-il expliqué.

Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie de 47 ans, a été décapité, vendredi en région parisienne par un jeune homme de 18 ans d’origine tchétchène.

La Tunisie présente ses condoléances

Suite à ce crime odieux, le Chef du gouvernement Hichem Mechichi a présenté ses condoléances à son homologue français Jean Castex, soulignant l’entière solidarité de la Tunisie avec la France et lui a exprimé au nom du peuple tunisien, ses condoléances et sa sympathie envers le peuple français.

Le Chef du gouvernement a réaffirmé la position de la Tunisie rejetant la violence et toutes les formes d’extrémisme et de terrorisme qui n’ont rien à voir avec l’islam et ses valeurs tolérantes, soulignant la nécessité de respecter la liberté d’expression et la liberté de croyance.

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