Tunisie : Les syndicats de la SNCFT décrètent une grève générale

C’est la grève générale, ont décrété les syndicats de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) ! Après deux jours de paralysie au niveau du trafic des trains, voilà qu’une grève générale ouverte a été décidée.

Le trafic ferroviaire de la banlieue sud s’est, de nouveau arrêté ce vendredi 2 octobre 2020 en raison de la grève inopinée menée par les agents de la SNCFT. Un blocage soudain du trafic pour la deuxième journée consécutive après la paralysie totale qu’a connue la gare de Tunis hier, avec la suspension du trafic de tous les trains.

Les tickets restaurant, point de discorde

Aujourd’hui, le secrétaire général des syndicats des conducteurs de train, Mohamed Dridi a annoncé que la grève qui avait commencé, hier, jeudi 1er octobre est ouverte et concerne tous les syndicats des structures de la SNCFT.

Il a justifié la tenue de cette grève suite au non respect de la direction de la SNCFT de ses engagements et notamment de fournir les tickets restaurant à ses fonctionnaires et ce depuis, juillet dernier.

Suite à l’indifférence de la direction, les agents de la SNCFT ont décidé de monter au créneau et ont annoncé une grève ouverte, rapporte la radio Mosaique fm.

900 MD de pertes

Cette grève générale intervient dans un contexte déjà tendu au sein de la SNCFT. En août dernier, le président directeur général de la SNCFT, Chihab Ben Ahmed avait reconnu que l’entreprise connait depuis dix ans une détérioration de son activité économique qui a conduit à une situation critique laquelle nécessite une intervention urgente de l’Etat.

« Si la situation actuelle de la SNCFT se maintient, l’entreprise ne pourra pas continuer à travailler plus d’un ou deux ans », avait-il notamment lancé, soulignant que la société souffre d’une crise financière étouffante avec des pertes cumulées de l’ordre de 890 millions de dinars d’ici la fin de l’année 2020, en plus du montant de la dette qui avait atteint fin avril dernier 304 millions de dinars.

Il avait également alerté contre les manifestations et grèves qui, entre 2012 et 2019, ont engendré une perte de profits de 600 millions de dinars.

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