Critiquant des nominations à La Kasbah, Saied a-t-il dépassé ses prérogatives ?

Le président du bloc Kalb Tounes Oussema Khelifi, a commenté la rencontre entre le président de la République et le Chef du gouvernement.

Durant cette rencontre, Kais Saied a critiqué la proposition de noms de l’ancien régime comme conseillers économiques de Mechichi.

La position du Chef d’Etat a été très mal prise. Selon Khelifi, il s’agit d’une attaque contre des hommes d’État ayant servi l’administration tunisienne quelle que soit la nature de l’ère au cours de laquelle ils ont assumé la responsabilité.

Il a exprimé le rejet de cette position ajoutant que le président de la République est censé être une personnalité inclusive pour les Tunisiens.

Et de considérer qu’il s’agit d’un discours de discrimination, de vengeance, et de procès hors des murs du Palais de Justice et à l’intérieur des murs d’un palais de souveraineté nationale.

« Aujourd’hui, le palais de Carthage est devenu un palais de règlement des comptes politiques, de vengeance et de menace », a insisté Khelifi.

De son coté, le député de la coalition Al-Karama, Abdeltif Aloui a dénoncé la forme du discours de Saied, rejetant « la méthode de réprimande, des ordres et des leçons, et ce dans l’esprit de la constitution et la logique de la morale politique et du prestige de l’État lui-même.

De même, l’ancien directeur général de la télévision tunisienne, Ibrahim Fridhi a déclaré que les nominations à La Kasbah ne rieviennent qu’au Chef du gouvernement vu qu’il reste le seul responsable des résultats et de la faisabilité de ses décisions.

« Le président de la république a qualifié les candidats aux postes de conseillers de Mechichi de criminels et ceci est un coup porté à la crédibilité du chef du gouvernement devant le peuple et porte atteinte à l’honneur des citoyens jusque là innocents », a-t-il écrit dans un post publié sur son Facebook.

« Soulever la question avec ce discours convulsif et avec cette manière diffamatoire de traiter entre les deux piliers de l’exécutif donne un autre exemple de la perte du concept d’État et des règles de sa gestion ».

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