Le SNJT met en garde contre la détérioration de l’état de santé de Taoufik Ben Brik en prison

Le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a de nouveau appelé, ce lundi 3 août 2020, à la libération du journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik et à classer définitivement l’affaire.

Le SNJT a, également, mis en garde contre les conséquences de cette arrestation sur l’état de santé de ben Brik incarcéré depuis le 23 juillet dernier. Il avait été condamné par la chambre correctionnelle au tribunal de première instance de Ben Arous à un an de prison ferme avec effet immédiat.

L’affaire remonte à octobre 2019, lorsque la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) avait alerté le procureur de la République sur des « infractions graves », commises par la chaîne Nessma TV portant notamment sur la diffusion de discours incitant à la haine et à la violence.

Taoufik Ben Brik avait en effet appelé, le 1er octobre 2019 au port des armes pour libérer le candidat Nabil Karoui de prison. « Les gens brandissent les armes pour défendre leurs candidats dans d’autres pays« , avait-il lancé. Une déclaration jugée violente et inacceptable.

La justice avait condamné Ben Brik à deux ans de prison ferme par contumace mais après examen de l’appel déposé il a été décidé, le 23 juillet 2020, de réduire à la peine à un an de prison ferme.

Taoufik Ben Brik doit comparaîtra, ce mardi 4 août, en état d’arrestation devant la cour d’appel de Tunis. Dans une déclaration publiée, lundi, sur sa page officielle le SNJT a estimé que le jugement rendu en premier ressort à l’encontre de Ben Brik est « entaché de violations des dispositions impératives de la loi tunisienne sur la presse ».

Ces violations, selon le SNJT, relèvent de l’ordre « de la vengeance et ne reflètent aucunement une volonté d’appliquer la loi », cite l’agence TAP.

Par ailleurs, le syndicat des journalistes a mis en garde contre « les tentatives de certains magistrats d’imposer une dictature judiciaire qui se manifeste par les jugements prononcés, récemment, à l’encontre des leaders d’opinion », citant à titre d’exemple le jugement rendu contre l’activiste Maryam M’naouar.

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