Mémoire sans chéchia : La première mosquée de ma vie

Qui reconnaît du premier coup d’œil cette mosquée ? Moi assurément même si je n’en ai qu’un vague souvenir dans cette configuration.

C’est bien la mosquée de la rue Sidi Béchir, celle où s’arrêtent encore les processions funèbres, celle qui au milieu des années soixante, a été extraite de son environnement fait d’échoppes et de maisonnettes.

Sur l’axe qu’elle domine, tout avait été démoli pour donner le jour aux fameux immeubles modernes de Bab Alioua, composante du projet du Pont de Carthage.

A la confluence de Bab Jazira, Bab Djedid et le souk des Teinturiers, cette mosquée a aussi été un repère pour la forte communauté sicilienne du quartier.

Cela en fait une mosquée au goût interculturel et aussi la toute première mosquée de ma vie. Celle du chemin des écoliers, celle de tous nos enterrements et nos contrats de mariage.

Pour cela, j’ai une vénération particulière pour cette mosquée et celles qui se trouvent du coté de Sidi Mechref et plus haut entre Bab Djedid et Bab Menara.

C’est pour cela que cette photographie m’a sauté aux yeux n’en déplaise à certains qui croient posséder les photographies qu’ils partagent.

A ceux-là, je dirai qu’ils me laissent de marbre car nul ne pourrait me déposséder de cette photo et de beaucoup d’autres, glanées sur le net.

Parole d’un homme qui n’a jamais porté de chechia et ne s’en porte pas plus mal.

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