La crise du coronavirus a réduit le déficit de la balance des hydrocarbures de 700 MD

Le ministère des énergies, des mines et des énergies renouvelables a annoncé, le 7 juillet 2020 une quatrième baisse consécutive du prix des carburants. Mongi Marzouk est revenu, ce lundi 13 juillet 2020, sur les baisses du prix des carburant et leur impact sur la balance commerciale des hydrocarbures.

Invité sur les ondes de RTCI, le ministère des énergies, des mines et des énergies renouvelables a indiqué que les baisses des prix du pétrole ont contribué à cette série de quatre baisses consécutives en espérant qu’il y en aura une cinquième, tout en précisant toutefois que les prix du pétrole connaissent actuellement une augmentation progressive et qu’on a dépassé les 40 dollars actuellement.

Il a rappelé que la règle d’ajustement des prix des carburants en Tunisie se fait sur la base des prix d’importation des produits raffinés (essence, gasoil, sans plomb) et celle d’un seuil de 1,5% d’augmentation ou de baisse, ce qui réduit justement cette marge d’ajustement mais qui protège le consommateur en cas d’augmentation rapide ou les ressources de l’Etat en cas de baisse rapide.

Ces baisses consécutives du prix des carburants ont permis de faire des économies. En effet, Mongi Marzouk révèle qu’au cours des cinq premiers mois de l’année 2019, le déficit de la balance commerciale des hydrocarbures s’établissait à 2781 millions de dinars (MD). « Aucours des cinq premiers mois de l’année en cours, il s’établit à un peu moins de 2100 MD, soit environ 700 MD de gagnés entre janvier et mai 2020 ».

Il faut savoir que 30% du déficit de la balance commerciale provient des hydrocarbures. Mongi Marzouk précise qu’en janvier et février derniers, il y a eu une légère aggravation de la balance des hydrocarbures. Ensuite, la crise du coronavirus a provoqué une baisse de la consommation et donc des importations d’où une réduction du déficit commercial.

Enfin, Mongi Marzouk a indiqué, qu’actuellement, la Tunisie produit en moyenne entre 36.000 et 38.000 barils de pétrole par jour contre 33.000 par le passé. « C’est légèrement au-dessus », a-t-il souligné, « mais c’est un peu moins que nos prévisions ».

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