Tataouine : Le porte-parole du sit-in d’El-Kamour remis en liberté

Arrêté suite aux incidents et heurts qui se sont produits ces trois derniers jours à Tataouine, Tarek Haddad, porte-parole du sit-in d’El-Kamour a été remis en liberté, ce mercredi 24 juin 2020.

Il a été relâché en raison de son état de santé, ont indiqué ses avocats qui ont présenté un dossier médical faisant état de ses maladies chroniques et de la crainte que son état de santé se détériore encore plus des suite de la grève de la faim, rapporte Mosaique fm.

La ville de Tataouine a retrouvé son calme, depuis hier, mardi 23 juin, après trois jours de protestations et d’affrontements avec les forces de sécurité.

Hier, une marche de protestation s’était tenue au centre ville de Tataouine afin de revendiquer la libération de Tarek Haddad ainsi que celle d’autres personnes arrêtées.

Lundi, les autorités judiciaires de Tataouine avaient remis en liberté, 11 personnes arrêtées après leur audition devant le ministère public à l’heure où des membres de la coordination d’El Kamour avaient exprimé leur désengagement de ceux qu’ils ont qualifiés d’intrus et qui, selon eux, n’ont pas respecté le caractère pacifique des protestations.

Après une matinée assez calme, lundi 22 juin, les affrontements avaient de nouveau repris entre les protestataires et les forces de l’ordre. Les accrochages ont été observés aux alentours des districts de sécurité et sur la route principale du centre-ville.

En ce qui concerne la grève générale approuvée par l’organe administratif de l’union régionale du travail, la réponse et la mise en œuvre ont été relativement limitées, selon un membre du bureau exécutif de l’union cité par l’agence TAP.

Les protestataires d’El Kamour avaient fermé les entrées menant au désert devant les véhicules des compagnies pétrolières. Dans la soirée du jeudi 18 juin 2020, ils avaient également bloqué la route reliant Tataouine et Médenine devant toutes les voitures, une escalade approuvée par la Coordination centrale d’El Kamour.

Les jeunes protestataires ont dénoncé l’absence de tout conseil ministériel sur la région, une semaine après avoir tenu une journée de colère devant le siège de l’union régionale du travail à Tataouine.

L’escalade s’est donc traduite dans le blocage total des routes principales et la grève sauvage de famine entamée par le porte-parole du sit-in d’El Kamour, Tarek Haddad.

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