Makhlouf : « Une commission parlementaire pour enquêter sur le scandale de Fakhfakh »

Le chef du gouvernement est actuellement au cœur de la tourmente. Et pour cause, un conflit d’intérêts concernant une société dont il est actionnaire, qui aurait conclu des marchés avec l’Etat.

Le député indépendant Yassine Ayari a publié, hier mardi 23 juin, un document portant sur les marchés publics, prouvant que Valis, société opérant dans le domaine de l’environnement, a obtenu deux marchés d’une valeur de 44 millions de dinars, et que c’est l’Agence nationale pour la gestion des déchets (ANGED) qui a approuvé cette décision en avril dernier, alors que Fakhfakh était chef du gouvernement. Un nouveau rebondissement qui a mil a mal davantage le chef du gouvernement, certaines voix commencent même à l’appeler à démissionner.

Toujours selon le député en question, la société Vivan, dans laquelle Fakhfakh détient 66% des parts, mettra en œuvre ces projets, soulignant que la relation entre les deux sociétés est donc prouvée.

Intervenant sur la première chaîne nationale, Seifeddine Makhlouf, député de la Coalition al-Karama a fait savoir que les députés de l’opposition exploiteront un article du règlement intérieur de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour créer une commission d’enquête sur ce qu’il appelle « le scandale de Fakhfakh ».

Makhlouf a même affirmé que cette commission transférera « ce dossier de corruption » à la justice. « Le chef du gouvernement a abusé de ses pouvoirs pour conclure ces marchés au bénéfice de sa société », a-t-il expliqué, rappelant que « Fakhfakh avait divisé le ministère de l’environnement et des Affaires locales en deux départements pour faciliter ses opérations. »

Le ministre des droits de l’homme, des relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, Ayachi Hammami, avait annoncé que le Chef du gouvernement Elyes Fakhfakh avait lancé les procédures de cession de ses parts au sein d’une société qui offre ses services à l’Etat.

Une situation qui était vivement critiquée mais surtout illégale, selon le président de l’Instance nationale de la Lutte contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib qui a expliqué que détenir des actions dans une société qui traite avec l’Etat est considéré comme un conflit d’intérêts.

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