Taboubi à propos des déclarations de Fakhfakh : « Laissez-le parler ! »

Dans ces conditions sanitaires et économiques, le pays ne pourra pas faire face à une nouvelle crise sociale. Mais les dernières déclarations du chef du gouvernement semblent enfoncer le clou et n’ont pas su rassurer les Tunisiens sur l’avenir de leur pays.

« Pas d’augmentation salariale, pas de recrutement et même envisager une réduction des salaires si la situation continue de la sorte », lors de sa dernières interview Elyes Fakhfakh a ouvert plusieurs fronts en même temps, dont l’un avec son partenaire social.

Hier lundi 15 juin, la centrale syndicale a rapidement réagi à ces propos en annonçant qu’elle s’opposait à toute réduction des salaires dans le cadre d’un politique économique d’austérité. Ce mardi, le secrétaire-général de l’UGTT hausse le ton et avertit contre ces intentions du gouvernement.

En effet dans une déclaration publiée dans les colonnes d’Al Charaa Al Magharibi, Noureddine Taboubi est revenu sur les dernières déclarations du chef du gouvernement, estimant qu’il ne s’agit pas d’une position officielle. « Laissez-le parler » a-t-il même dit, ajoutant que l’UGTT lui répondra à l’issue de la réunion de son bureau exécutif.

Dans ce même sillage, l’homme fort de la Centrale Syndicale a rassuré les Tunisiens en ce qui concerne les salaires et les pensions de retraite, affirmant que « tant que l’UGTT existe, il n’y a rien à craindre ».

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Hfaiedh Hfaiedh a souligné ce lundi 15 juin que l’UGTT refuse, en effet, toute réduction de salaires envisageable dans le cadre de la politique d’austérité. Il a expliqué que « la situation économique requiert plus de consensus et de dialogue avec le gouvernement et qu’il n’est pas acceptable que le fonctionnaire paye la facture à chaque crise ».

« La vision de l’UGTT porte notamment sur la lutte contre l’évasion fiscale, et la consolidation des mesures et décisions à même de relancer l’économie pour faire face à cette situation », a-t-il déclaré.

Dans sa récente interview radio-télévisée, le chef du gouvernement a fait état d’une situation très critique des finances publiques, affirmant que si la situation perdure dans cette direction, l’on peut recourir à la réduction des salaires et des pensions de retraite.

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