Libye : Haftar accumule les revers militaires à Tripoli

Khalifa Haftar

Après avoir perdu la base aérienne d’Al-Wattia, la plus grande du genre, s’étendant de l’ouest de la capitale Tripoli jusqu’à la frontière tunisienne, le Maréchal Khalifa Haftar ne cesse d’accumuler les revers militaires.

Hier mercredi 3 juin 2020, les forces du gouvernement libyen reconnu par l’ONU ont annoncé avoir repris le contrôle de l’aéroport international de Tripoli, un nouveau rebondissement significatif dans ce conflit qui dure depuis plusieurs années.

«Nos forces ont entièrement libéré l’aéroport international de Tripoli», hors-service depuis 2014, a indiqué le porte-parole des forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA), Mohamad Gnounou, dans un communiqué, cité par l’agence TAP.

Cet aéroport était occupé par les forces pro-Haftar depuis les premières semaines de leur offensive contre Tripoli, en avril 2019.

En avril dernier, le maréchal libyen Khalifa Haftar, avait annoncé son retrait de l’accord politique qui a conduit à la formation du gouvernement libyen, proclamant que le pouvoir passait à l’armée. Khalifa Haftar, avait indiqué avoir obtenu le « mandat du peuple » pour gouverner la Libye et a promis de poursuivre son offensive contre Tripoli.

La Tunisie forcément impliquée

Le conflit libyen est actuellement à l’ordre du jour en Tunisie. Hier, mercredi 3 juin, le Parti Destourien Libre n’est pas parvenu à faire adopter une résolution refusant toute ingérence étrangère en Libye. Une motion qui intervient en réponse aux agissements du président de l’Arp, Rached Ghannouchi accusé par certaines parties de vouloir appliquer les agendes turcs et qataris en Tunisie et en Libye.

A l’aube du 30 mai dernier, les Etats-Unis ont annoncé avoir l’intention d’utiliser une brigade militaire installée en Tunisie en réponse à ce qu’ils appellent « les activités russes en Libye ». En effet, citée par l’agence Reuters, l’armée américaine annonce envisager l’utilisation de « l’une de ses brigades d’assistance aux forces de sécurité en Tunisie », « au milieu des inquiétudes suscitées par l’activité russe en Libye ».

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