Patrimoine : Que va-t-il advenir du Coran de Moncef Bey ?

Mis sur le marché lors d’une vente aux enchères qui aura lieu le 11 juin prochain, quel sera le sort du Coran de Moncef Bey ?

C’est à Paris, salle Drouot, que se dérouleront les enchères avec une mise à prix estimée entre 3000 et 3500 euros.

La vente de ce Coran ayant appartenu à Moncef Bey a été abondamment discutée et déplorée par plusieurs historiens et des proches de l’ancienne famille beylicale.

Ainsi, ils ont été nombreux à souhaiter une intervention des autorités patrimoniales pour que ce Coran, considéré comme un véritable trésor, reste dans le giron des musées tunisiens.

En ce sens, ils sont nombreux à souhaiter son acquisition par l’État tunisien voire son achat avant la vente aux enchères.

Cet exemplaire du Coran est en soi une oeuvre d’art offerte en août 1942 par le cheikh Ahmed Ouertani à Moncef Bey.

Réalisé à la fin du dix-huitième siècle, ce Coran de 636 pages à la reliure ouvragée, a une longue histoire.

En effet, il sera ensuite propriété de Lahbib Djellouli, ancien ministre et gouverneur au temps des beys. Conservé par son fils Ahmed Djellouli, ce livre saint deviendra propriété de ses héritiers à la mort de ce dernier en 2011.

C’est d’ailleurs la collection issue de ce dignitaire qui fait l’objet de cette vente qui comprend des livres, des documents et des éléments de garde-robe. Lahbib Djellouli (1879-1957) a été caïd de Kairouan, Nabeul et Beja. Il a également assumé la charge de ministre de la Plume et de la Justice.

Quel sera le destin de ce document? Nous le saurons dans les prochains jours.

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