Tunisie : Vers une prochaine interdiction du tourisme parlementaire

Va-t-on assister à la fin du tourisme partisan à l’Assemblée des représentants du peuple ? la question mérite d’être lancée dans la mesure où la commission du règlement intérieur, de l’immunité et des lois parlementaires et électorales à l’ARP ne s’oppose pas à une interdiction du tourisme parlementaire.

Le président du bloc parlementaire de Qalb Tounes, Oussema Khelifi a annoncé, ce mardi 5 mai 2020 sur les ondes de la radio Shems fm, que la commission du règlement intérieur, de l’immunité et des lois parlementaires et électorales a approuvé l’article 82 du projet de loi relatif à l’amendement du règlement intérieur qui interdit le tourisme parlementaire.

L’évènement est de taille si l’on considère qu’une interdiction du tourisme parlementaire permettrait de mettre un terme transferts de députés d’un parti à un autre, selon les intérêts de chacun. Selon Oussema Khelifi, « cette loi va interdire aux partis d’exploiter les députés ».

Pour rappel, le tourisme parlementaire, toujours décrié, a toutefois toujours été en vigueur. En juin 2019, les députés avaient d’ailleurs choisi de ne pas valider la proposition d’amendement présentée par le député Mongi Harbaoui stipulant l’interdiction du tourisme parlementaire.

Cette mouture voulait que tout député qui démissionne de son parti ou de sa coalition, perde son siège au Parlement avec une mesure qui toucherait également les membres des blocs qui démissionnent des partis ou des coalitions formées lors des élections.

Pas question, avaient décidé les députés !

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