Le Covid-19, nos vices et nos vertus

Tribune | Par Badreddine Hajji – Pharmacien

Le Covid-19 est un virus virulent, contagieux, létal et pas seulement !? Il a ôté la vie à des milliers d’êtres humains, leurs familles sont gravement affectées : douleur, désarroi, indignation et résignation.

En plus, ce maudit virus a le même qualificatif que le comportement inhérent à certaines personnes ; une infime minorité a souillé sa blouse blanche par son acte répréhensible qui porte à son paroxysme la colère et le dégoût ; d’autant plus que cela s’est passé dans une ville réputée par la bonté, la bravoure et le don de soi de ses habitants.

Aucun motif plausible n’explique ces errements irresponsables de ces porteurs de la blouse blanche ; il n’a aucun rapport avec la panique ou le syndicalisme mais c’est un dogme aveugle qui prive un patient en état d’urgence d’être secouru, ce qui lui a été refusé : c’est criminel et condamnable. D’autant plus que les gens de la blouse blanche ont été, à juste titre, glorifiés de par le monde et c’est amplement méritoire.

En d’autres lieux, la panique et l’ignorance ont fait perdre à des ignares le sens du discernement, de la morale et du respect de la dignité humaine : d’abord en refusant d’accueillir dans une commune du pays leurs compatriotes, diagnostiqués indemnes.

Le comble de la bassesse, de malheureux citoyens tunisiens emportés par le covid-19 sont empêchés de regagner leur dernière demeure. La responsabilité de ce crapuleux agissement incombe à tout le monde.

En ces temps moroses et périlleux, un horrible hasard a mis sur le chemin d’une jeune fille des fauves humains, ces rapaces lui ont démoli sa vie physiquement et surtout moralement ; ce crime inqualifiable a traumatisé toute notre Tunisie. Les reptiles humains qui ont commis cet acte ne doivent pas être de notre vie ni de notre époque. Ils doivent être confinés à jamais dans des trous mortuaires.

Des spéculateurs et des contrebandiers ont toujours rendu la vie dure au pauvre citoyen tunisien livré à la misère et à la paupérisation ; cet état de fait s’est accentué en ces temps imprévisibles : ceux-là doivent être combattus avec un bras de fer, sans retenue, sans répit et sans vergogne.

Malgré tout cela, je suis fier, comblé et heureux de porter la même nationalité que ces Femmes, splendides, merveilleuses, belles dans leur âme ; celles-là n’ont jamais démenti mes convictions quant à la noblesse de leurs actions et à la bravoure de leurs actes : elles le confirment et le prouvent en cette circonstance pénible pour notre patrie ; elles sont présentes de plain-pied dans tous les domaines et dans tous les secteurs avec cette même volonté, ce même don de soi et ce même sens du sacrifice. Notre Tunisie a grandi par ses Femmes.

La société civile mérite, elle aussi, les qualificatifs de civilisée, patriotique, altruiste, son credo le bénévolat et une conviction inébranlable pour servir autrui et rendre des services aux Tunisiens (nes).

Cette société civile recèle toutes les vertus et les valeurs humaines qui hissent la Femme tunisienne et l’Homme tunisien au rang le plus altier de l’héroïsme et du patriotisme.

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