Formation du gouvernement : Habib Jomli a-t-il vraiment le contrôle de la situation ?

Trois personnalités qui expriment le même avis sur une même question, voilà de quoi s’interroger sur la « neutralité » du chef de gouvernement désigné par Ennahdha, Habib Jomli bien que le fait d’avoir été adoubé par le mouvement islamiste signifie déjà qu’il a les mains liées.

Ce mardi 17 décembre 2019, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, a été on ne peut plus explicite en déclarant « qu’Ennahdha, premier parti gagnant aux Législatives, se devait de lâcher la bride à Habib Jomli pour qu’il puisse former le prochain gouvernement à sa guise et dans les plus brefs délais ». Une déclaration exprimant un ras-le-bol et surtout dénotant une pression d’Ennahdha sur son « protégé ».

Zouheir Maghzaoui, secrétaire général du Mouvement du Peuple, est allé plus loin ! Dans un post Facebook, publié ce mardi 17 décembre il a notifié que Habib Jomli ne « contrôlait pas les négociations pour la formation du nouveau gouvernement ».

« Habib Jomli ne contrôle pas les concertations relatives à la formation du prochain gouvernement et il existe plusieurs contradictions liées aux conflits internes au sein du parti vainqueur… », a-t-il notamment dit avertissant que son parti allait faire des révélations sur tout ce qui s’est passé ces derniers jours.

Abdelfattah Mourou, ancien vice-président de l’ARP et ex-dirigeant d’Ennahdha n’est pas en reste. Hier, également, il a déclaré que « la formation du prochain gouvernement est devenue un marché… », confirmant le fait que Habib Jomli est en train de subir de fortes pressions de toutes parts.

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