L’IVD accuse la France de crimes d’Etat et exige des excuses !

L’Instance vérité et dignité (IVD) compte envoyer à l’Etat français, en juillet, un dossier comprenant des crimes perpétrés après l’indépendance de la Tunisie.

Selon Sihem Ben Sedrine, présidente de l’instance, les violations en question ont été documentée dans les moindres détails. Elle explique que les premières violations commises par l’État français avaient eu lieu en juillet 1956, alors que la Tunisie était déjà indépendante. Elle évoque également le « grand massacre de Bizerte », où environ 5000 personnes dont la majorité sont des civils, ont été tués par l’aviation française.

L’IVD ne cherche pas uniquement des excuses, mais aussi des dédommagements. Chaque personne tuée (homicide) équivaut à 200 mille dinars, soit plus de 30 millions d’euros pour le cas de Bizerte.

Ben Sedrine, citée par des médias français, a estimé qu’il est temps aujourd’hui que la France « se réconcilie avec ses valeurs, et avec ses anciennes colonies ».

Ressources naturelles

En mars, et après avoir publié des documents d’archives pointant du doigt des compagnies françaises en ce qui concerne l’exploitation abusive des ressources naturelles tunisiennes, Sihem Ben Sedrine avait appelé les autorités françaises à remboursser et dédommager la Tunisie.

En effet dans une interview accordée à Al-Jazeera.net datée du samedi 17 mars 2018, Ben Sedrine avait expliqué que la signature du protocole de l’indépendance intérieure n’a pas garanti les moindres droits de l’Etat tunisien, pire encore, selon ses dires, elle a ouvert la voie à des privilèges au profit du colon français.

Suite à ces pertes jugées colossales, Ben Sedrine avait réclamé à la France des remboursements, des dédommagements ainsi que l’annulation des dettes tunisiennes. « Il faut faire le bilan des pertes et entamer des négociations avec les autorités françaises pour avoir des remboursements », avait-t-elle dit.

Commentaires:

Commentez...