Cartes postales : Quand Tabarka tutoyait le corail

Tabarka ressemble à un pôle touristique toujours en souffrance. Malgré ses nombreux atouts et sa proximité de l’Algérie, cette ville continue à ne pas faire valoir toutes ses capacités.

Et pourtant, l’existence de grandes unités hôtelières et d’un aéroport international devraient mettre cette station touristique en mouvement.

De plus, le cadre exceptionnel entre mer et forêt plaide pour de nouvelles dynamiques. La ville a une longue histoire depuis l’édification d’un comptoir phénicien et d’un port romain qui permettait d’embarquer le blé, l’huile, le marbre et les animaux sauvages vers Carthage puis à destination de Rome.

Tabarka aura ensuite un long passé byzantin dont témoignent aussi bien anciennes basiliques que nombreuses mosaïques.

Au seizième siècle, les Génois y construiront un fort qui domine encore la ville. C’était le temps des comptoirs et de la course au corail qui s’achèvera au dix-huitième siècle par une mainmise française.

Sous le Protectorat, Tabarka sera autant une villégiature qu’une ville de garnison. D’ailleurs, cette ville comme en témoigne son cimetière militaire avait servi à verrouiller l’accès vers l’Algérie par le col de Babouch.

Avec son festival et ses hôtels coloniaux au charme désuet, Tabarka est un des fleurons du gouvernorat de Jendouba. La ville et son port continuent à tutoyer le corail et attendent un décollage touristique qui tarde à venir.

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