Mandat d’arrêt à l’encontre de Moncef Kartas, soupçonné d’espionnage

Mandat d’arrêt à l’encontre de Moncef Kartas, soupçonné d’espionnage

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Moncef Kartas

L’expert en sécurité des Nations unies, Moncef Kartas et une autre personne de nationalité tunisienne, ont fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis, ce jeudi 11 avril 2019, par le tribunal antiterroriste.

Ces mandats d’arrêts concernent l’affaire portant sur « la collecte de renseignements et données relatifs à la lutte contre le terrorisme et à leur divulgation dans des circonstances autres que celles autorisées par la loi ».

Le porte-parole officiel de la justice antiterroriste, Sofiene Selliti, a déclaré jeudi à l’agence TAP qu’une fois le délai de garde à vue a expiré, le dossier a été soumis au parquet du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme qui a autorisé une enquête sur ce chef d’inculpation des deux accusés qui ont fait l’objet d’un interrogatoire, en présence de leurs avocats, durant plus de 7 heures.

Le porte-parole du Pôle judiciaire de lutte antiterroriste avait assuré dans une déclaration le 30 mars dernier à l’agence TAP que Moncef Kartas et une autre personne placés en garde à vue ont pu rencontrer leurs avocats.

« Les deux font l’objet d’une instruction judiciaire du parquet près le pôle de lutte antiterroriste depuis 2018 », a fait remarquer Selliti. Il avait précisé que l’expert onusien soupçonné d’espionnage « ne peut pas bénéficier de l’immunité dans la mesure où l’affaire dont il fait l’objet concerne des intérêts personnels ».

Selliti avait précisé également que Kartas n’avait pas regagné la Tunisie dans le cadre d’une mission de l’ONU puisqu’il était détenteur d’un passeport tunisien et non onusien et du fait qu’il est chargé d’une mission de l’ONU en Libye et non en Tunisie il ne peut se faire prévaloir de l’immunité appliquée dans le cadre de la convention sur les privilèges de l’ONU.

Les Nations Unies avaient envoyé une correspondance aux autorités tunisiennes pour connaître les raisons de la détention de son enquêteur, arrêté le 26 mars 2019 lors de son arrivée à Tunis.

Le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué, ce vendredi 29 mars 2019, dans lequel il annonce avoir démantelé un réseau d’espionnage.

Dans ce communiqué, le ministère de l’Intérieur, indique avoir ouvert une enquête sur ce réseau en 2018 et a permis l’arrestation de deux Tunisiens soupçonnés d’espionnage.

Les deux personnes arrêtées sont accusés de « collaboration avec des parties étrangères », indiquait le département de l’intérieur, ajoutant que la saisie de documents a permis de découvrir des informations classées confidentielles sur des équipements de pointe de brouillage et d’interception de communications et pouvant porter atteinte à la sécurité nationale.

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