Fruits de mer et poissons : l’appétit vient en regardant !

Fruits de mer et poissons : l’appétit vient en regardant !

Par - Tunis-Hebdo

Les fruits de mer et les poissons autres que ceux issus de la pisciculture connaissent une inflation des prix sans précédent. Ils sont, désormais, inabordables pour le citoyen lambda et pas que…

C’est peu dire que les prix des produits de la pêche atteignent des niveaux vertigineux, ils ont dépassé, sommes-nous tentés de dire, tout entendement. Une tournée au Marché central de Tunis nous a donné, désormais, le tournis. Le constat relevé d’entrée : le niveau élevé des prix des produits de la pêche ne résulte pas d’un déficit d’offre.

Au contraire, les étalages étaient abondamment fournis, et les poissonniers, faisant d’habitude preuve de souplesse quand la demande fait grandement défaut, campent sur leurs positions.

Un secret de polichinelle !

Pour ne pas se perdre en conjectures, nous allons vous exposer, de facto, les prix tels qu’ils étaient affichés, vendredi dernier, au Marché central de Tunis vers le coup de 12h00.

Commençons d’abord par les poissons issus de la pisciculture dont les prix restent, à bien des égards, abordables comparativement à leurs « homologues » de la mer. Le loup et la daurade de la pisciculture sont pratiquement au même prix : 12,6 dinars le kilo.

Les poissonniers se permettent, néanmoins, quelques petites concessions au fur et à mesure que le temps passe et que la demande se fait rare. En fin de matinée, il arrive que les prix tombent à dix dinars, question de pallier la mévente.

Restons avec les poissons aux petits prix. A 3,6 dinars le kilo, les sardines restent, relativement, dans les cordes de monsieur tout le monde même si, dans un passé pas très lointain, on pouvait se rassasier de ce type de poissons à seulement un dinar.

Le kilo de maquereau, un poisson tout aussi abordable, varie selon la taille du poisson. On en trouve à 7 dinars pour les petits jusqu’à 10, voire 11 dinars pour ceux qui ont une taille plus grande.

Ne pas faire d’illusions !

Passons maintenant aux choses sérieuses, et allons voir du côté des étalages où sont exposés les poissons de mer même si ce type de poissons se fait rare. Est-il besoin de préciser que cette rareté n’est pas propre au Marché central de Tunis, ce constat se répète dans tous les marchés de poissons à travers la république.

En effet, seuls quelques marchands ici et là continuent à s’approvisionner en poissons de mer pour une clientèle tirée au volet à vrai dire.

Car, en voyant les prix de certains produits de la pêche, on ne se fait pas d’illusions. Des crevettes royales à 70 dinars, il n’y a que quelques restaurateurs étoilés qui peuvent se permettre un tel prix. Sinon, on s’en approvisionne pour les besoins d’un cocktail dans une ambassade ou à l’occasion d’un lunch party pour discuter de politique !

A défaut de crevettes, vous pouvez vous « tenir la main » avec des chevrettes. Mais quand bien même elles sont minuscules, les chevrettes sont chères. 16,8 dinars le kilo. Epluchées, elles valent 14,8 dinars la livre. Samedi, au Marché central de Tunis, la seiche s’est négociée à 16 dinars. Il y en a à 21 dinars aussi. Quant au calamar, il est vendu à 16 dinars le kilo.

Le poulpe de grande taille a étendu ses tentacules tarifaires à 32 dinars, il y en a à 28, 23 et également à 15 dinars le kilo pour le poulpe de petite taille. On finira cette tournée des prix par le pageot vendu à 22 dinars le kilo, compte non tenu des arêtes qui en rajoutent une couche à un prix déjà piquant.

Chahir CHAKROUN
Tunis-Hebdo du 04/03/2019

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