« La question de l’héritage est purement économique et non religieuse », selon Saïda...

« La question de l’héritage est purement économique et non religieuse », selon Saïda Garrache

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« L’initiative présidentielle en faveur de l’égalité en matière d’héritage repose principalement sur la constitution qui reconnaît l’égalité des sexes et la nécessité d’appliquer ses dispositions », a déclaré la porte-parole de la présidence de la République, Saïda Garrache.

Commentant ce projet de loi qui continue de faire polémique, Garrache a ajouté que l’État tunisien doit également se conformer à la mise en œuvre de ses traités internationaux fondés sur le chapitre 20 de la constitution. « La question de l’héritage est purement économique et non religieuse », a-t-elle déclaré.

La responsable a critiqué ce qu’elle a appelé une « contradiction », entre la reconnaissance du rôle important des femmes dans la société et l’opposition « féroce » à l’égalité dans l’héritage.

Elle a souligné le rôle joué par les femmes dans la société et leur présence aux postes de décision dans l’État, rappelant que 69% des docteurs en Tunisie sont des femmes.

Rappelons que l’initiative du président de la République sur l’égalité dans l’héritage, a fait l’objet d’une première séance, hier mercredi 27 février 2019, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP)

En réponse à certains qui qualifient l’initiative présidentielle d’anticonstitutionnelle en se basant sur l’article premier de la Constitution, le président Béji Caïd Essebsi a déclaré que la loi fondamentale exige de l’Etat, dans son article 21, d’instaurer l’égalité entre hommes et femmes à tous les niveaux, y compris en ce qui concerne l’héritage.

Lors de son allocution à Genève, il a notamment déclaré que cette initiative marque un nouveau tournant dans l’histoire moderne de la Tunisie en cas d’adoption de ce projet de loi.

Selon lui, l’Islam a distingué les femmes et demande à ce que leurs droits et leur dignité soient garantis. « De ce fait, l’exclusion des femmes d’un égal héritage sous prétexte de la religion est considérée comme contraire à l’esprit de l’islam et aux objectifs de la charia et est incompatible avec la philosophie et les principes des droits de l’Homme », a-t-il ajouté.

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