Brouilleurs anti-triche, un million de dinars partis en fumée à cause de la corruption

Ministère de l’éducation nationale à Tunis

Invité ce jeudi 7 juin 2018 sur la radio Shems FM, le ministre de l’Education Hatem Ben Salem, est revenu sur l’affaire des brouilleurs anti-triche acquis en 2017 par le ministère de l’Education.

Dans ce sens Ben Salem a confirmé qu’il y a eu une affaire de corruption portant sur l’acquisition de ces équipements. « La corruption réside dans le fait que ces appareils ne sont pas efficaces et ne répondent pas aux normes exigées » a-t-indiqué. Et d’ajouter que ce dossier de corruption a été transféré au comité des marchés publics et que les mesures nécessaires seront prises.

Toujours selon le ministre, cette affaire de corruption a coûté aux caisses de l’Etat un million de dinars.

Il faut rappeler dans ce sens que cette affaire remonte à 2017, et c’est l’organisation I Watch qui avait révélé ces soupçons de corruption.

En effet, l’organisation avait dévoilé cette affaire portant sur les appareils de brouillage acquis par le ministère de l’Education pour limiter les cas de triche. On indique que le ministère avait conclu l’affaire de l’acquisition de ces appareils avec la société GET WIRELESS/GET SERVICE, dont le propriétaire n’est autre que Hatem Boulabiar, membre du Conseil de la Choura d’Ennahdha.

L’organisation explique que le ministère de l’Education n’a pas pris en compte le rapport du comité des marchés publics qui a demandé un test technique avant l’acquisition de ces dispositifs techniques, et a conclu l’affaire avec la société précitée.

On note que l’organisation n’a précisé ni la date, ni le ministre concerné par cette éventuelle affaire de corruption.

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