Entre hygiène déplorable et vétusté, nos hammams sont dégueulasses !

Les hammams, c’est un fait, tombent comme des mouches. L’un après l’autre, ils mettent la clé sous la porte et disparaissent de notre vécu urbain.

Dans la médina de Tunis et ses faubourgs, il ne reste plus que quelques hammams qui, malgré leur caractère historique, souffrent d’une hygiène très relative.

Quel paradoxe ! On entre dans un hammam et la crasse est presque partout. Les nattes sur la « dokkana » sont étiques, les matelas de la « maksoura » sont luisants d’incurie et les « foutas » ne sont plus disponibles par mesure de précaution.

A l’intérieur, rien ne va plus! Des seaux d’eau douteux, des ruissellements qui stagnent, des « matharas » qui ne ferment pas. Et il faut ajouter à cela le comportement des clients qui crachent, se rasent, polluent et achèvent de détruire le peu de convivialité qui subsiste.

Et pourtant, il s’agit de hammams qui sont les bastions de la propreté depuis des générations! Dommage, ils sont bien mal conservés et la clientèle qui en a les moyens s’oriente désormais vers les spas et établissements hôteliers.

Il suffirait d’une initiative pour redorer le lustre de ces établissements qui sont un autre versant menacé de notre patrimoine.

Qui créera un hammam touristique ? Qui sauvera de la ruine quelques uns des hammams actuellement fermés ? Qui trouvera la meilleure solution pour sauver ces lieux de mémoire ?
Car nos hammams méritent bien une mobilisation et, pourquoi pas, une campagne pour une meilleure hygiène…

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