Année blanche : Réunion, ce vendredi, au sein de l’UGTT

La crise de l’enseignement secondaire qui secoue tout le pays et la grève qui en est à son quatrième jour consécutif, seront l’objet, ce vendredi 20 avril 2018, d’une réunion de la commission administrative nationale.

Cette réunion doit également étudier les accusations portées par le gouvernement contre l’UGTT de vouloir décréter une année blanche, a laissé entendre aujourd’hui le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Nouredine Taboubi.

Estimant qu’à travers la crise de l’enseignement secondaire, le gouvernement veut dissimuler l’échec de sa politique, Nouredine Taboubi a réitéré son soutien aux enseignants du secondaire dans leurs revendications.

Lassaâd Yaâkoubi accuse le gouvernement de « pousser » vers une année blanche

De son côté, Lassaad Yaâkoubi a accusé le gouvernement de « chantage », ce vendredi 20 avril 2018 à Nabeul.

Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, a de nouveau dénoncé les attaques médiatiques que subit le syndicat de l’enseignement secondaire et accusé le gouvernement qui « utilise les médias pour retourner l’opinion publique contre la fédération et les enseignants ».

Au quatrième jour consécutif de grève dans tous les établissements de l’enseignement secondaire, Yaâkoubi a accusé le gouvernement d’exercer un chantage sur l’UGTT.

Selon Yaâkoubi, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est en train de favoriser les tensions populaires et de mener la crise vers une année blanche. « Le gouvernement cherche à diaboliser l’enseignant », a accusé le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire.

Il a de nouveau rappelé que les revendications des enseignants ne sont pas uniquement matérielles.

500 MD

Accusant le syndicat de l’enseignement secondaire d’avoir recours à un langage et un discours extrémistes, Hatem Ben Salem avait indiqué que « les demandes sont hallucinantes » puisque le syndicat veut négocier avec l’Etat des revendications de l’ordre de 500 millions de dinars.

Selon lui, l’Etat reste ouvert à la négociation mais n’accepte aucunement les menaces ni prendre les élèves en otage en bloquant leurs notes. Il a d’ailleurs indiqué que ce blocage des notes risque de faire glisser l’année scolaire vers une année blanche.

Rappelons-le,  les professeurs du secondaire poursuivent ce vendredi 20 avril 2018, la suspension des cours en entamant leur quatrième journée de grève.

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