L’UGTT refuse Ghariani et met en garde les citoyens contre les décisions antisociales du gouvernement

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Le limogeage du ministre de la fonction publique et de la gouvernance, Abid Briki proche de l’UGTT pur avoir été un membre de son bureau exécutif, ne semble pas avoir plu à la Centrale Syndicale surtout que son remplaçant n’est autre que Khalil Ghariani, membre bien en vue du bureau exécutif de l’UTICA.

Provocation de Youssef Chahed surtout après le bras de fer qui oppose le gouvernement aux locataires de la place Mohamed Ali ou bien maladresse ? Dans les deux cas, il s’agit d’une décision qui n’a pas laissé indifférent le Bureau exécutif de l’UGTT dont le secrétaire général a appelé à une réunion d’urgence ce matin.

Et la réunion a débouché sur une résolution du Bureau exécutif qui commence par le fait que Youssef Chahed n’a pas consulté l’UGTT à propos de ce remaniement ministériel ce qui démontre la volonté du gouvernement de remettre en cause le Pacte de Carthage et une tentative de se défaire des engagements qu’il contient et de sa mise à mort !

L’UGTT ajoute que ce remaniement partiel ne repose pas sur une évaluation objective de la prestation gouvernementale et ne constitue pas une réponse à l’impuissance et au blocage vécus dans certains ministères importants malgré leur lien étroit avec les intérêts des citoyens, et qu’il s’agit d’un remaniement soumis à des pactes politiques qui ne respectent ni l’intérêt du pays, ni l’efficacité du travail gouvernemental.

Ensuite, le bureau exécutif de l’UGTT considère que la nomination de Khalil Ghariani à la tête du ministère de la fonction publique et de la gouvernance est un acte provocateur à l’égard des agents publics menaçant leurs acquis et visant le démantèlement du service public conformément aux directives le Fonds Monétaire International et demande la révision de cette nomination.

Par la suite, le Bureau exécutif de l’UGTT prévient que les objectifs de ce remaniement consistent à détourner l’attention des citoyens de la véritable crise que vit le pays et qui cache les tiraillements politiques qui le secouent.

Il vise à éloigner les citoyens des décisions antisociales et impopulaires que le gouvernement compte prendre comme la privatisation des banques publiques, de Tunisair, et de services publics vitaux comme les secteurs de l’eau, de l’électricité, de la santé, de l’éducation et autres.

Les syndicalistes font assumer au gouvernement la responsabilité de ce qui pourrait advenir après ses décisions unilatérales dans ce contexte de crise politique, économique et sociale aigue et au sein d’une équipe gouvernementale hétérogène.

Enfin, le Bureau exécutif appelle les Tunisiens et les syndicalistes à la vigilance et à la mobilisation pour la défense du pays et de leur centrale syndicale pour faire échouer tous les projets qui poussent vers l’anarchie.

Bref, le conflit entre l’UGTT et le gouvernement semble atteindre un seuil intolérable et très dangereux pour la stabilité politique et sociale du pays…

L.L.

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