Tunisie : L’art de bouffer sur le dos des étudiants !

restaurant-univTunis Hebdo | Les mafieux de l’ancien régime (et les familles parentes et alliées) ont, en leur temps, trouvé le bon filon pour s’enrichir –illicitement s’entend– sans trop de tracas. De l’argent frais, servi sur un plateau, et n’exigeant quasiment ni attente ni effort.

C’est à la faveur de ce filon qu’un nombre incalculable de marchés publics a été raflé par les régents de l’époque qui n’avaient rien d’autre à faire que d’ouvrir leurs comptes établis dans les paradis fiscaux aux intenses «commissions» et autres «gratifications».

C’est également à la faveur de ce même filon, que moult prestations de service, autrefois assurées par l’Etat, sont tombées aux mains de vautours qui ne cherchent qu’à se sucrer sur le dos du contribuable.

Et par ces temps où les déceptions se rangent en double (voire en triple) file, l’on ne peut constater, avec l’amertume qui s’impose, que ces mafieux ont fait école et leurs émules se comptent, aujourd’hui, par centaines, alors que jadis les choses étaient limitées à la famille régnante et ses corollaires.

Le Tunisien n’est pas sorti de l’auberge, il y est resté, bien au fond d’une marmite bouillonnante sans savoir à quelle sauce il va être mangé.

C’est dans cet ordre d’idée que, curieusement, la restauration universitaire et scolaire (cette dernière vient d’être créée par Néji Jalloul) va tomber dans les mains de prestataires de service privés.

Un marché juteux de plusieurs dizaines de milliards qui profitera à des privés et dont on ne pourra jamais cerner les coûts réels et la masse incalculable de fric qui ira renflouer les poches des quelques «privilégiés» qui bénéficieront de ces marchés.

Inutile de dire pourquoi l’Etat renonce à assurer lui-même, par le biais d’organismes existant et toujours viables, tels que l’Office des œuvres universitaires (Onou), des services vitaux pour nos étudiants dans les foyers et campus ?

La réponse n’est pas difficile quand on sait, par exemple, qu’un «privé», enrôlé pour assurer la bouffe aux masses estudiantines, a fourni, parmi d’autres factures, un achat de cinquante mille dinars de viande.

Cela se passe de tout commentaire surtout lorsque les étudiants ne voient plus le moindre bout de viande, même au fond d’un potage.

I.B.H.

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